Le dur labeur sera bientôt récompensé ! Pour plusieurs travailleurs québécois, le 20 juillet prochain annonce le début de leurs deux plus belles semaines de la période estivale; celles des vacances de la construction.
Saviez-vous qu’il n’en a pas toujours été ainsi ? Même que la notion de congé rémunéré est assez récente dans le paysage québécois. Les premières dispositions législatives prévoyant le droit à un congé annuel payé remontent à 1946 dans notre belle province. Quant aux fameuses vacances de la construction, elles existent depuis l’été 1971.
« Ainsi, avant 1971, chaque région avait son système (de vacances) particulier… C’est dans l’optique d’uniformiser le système de congés payés que les négociations, faisant suite à l’adoption la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction (1968), ont abouti à l’établissement des congés obligatoires pendant les deux dernières semaines complètes de juillet à la grandeur du territoire québécois », est-il inscrit sur le site de la FTQ-Construction.
Notez que cette année fait exception à la règle. Les vacances de la construction, qui se tiendront du 20 juillet au 2 août, sont décalées d’une semaine si l’on s’en tient à la tradition. L'Association de la construction du Québec (ACQ) explique cette décision en raison de la canicule qui sévit depuis quelques années au mois d'août.
Alors, quelque 125 000 ouvriers du secteur de la construction feront donc bientôt relâche. Plus encore, puisqu’au fil des années nombreux secteurs d’activités ont choisi de se mettre au diapason de l’industrie de la construction, ce sont près de 200 000 québécois qui seront en congé durant cette même période, ce qui représente environ le quart des Québécois actifs sur le marché du travail !
Ainsi, se termine cette petite leçon d’histoire… Je profite de l’occasion pour lancer mes souhaits à tous ceux et celles qui prendront bientôt la route des vacances !
mercredi 9 juillet 2008
jeudi 19 juin 2008
Le décrochage scolaire : les entreprises ont-elles un rôle à jouer ? (Deuxième partie)
Dans un contexte où le renouvellement de la main-d’œuvre est de plus en plus ardu, certaines entreprises embauchent mais n’exigent aucune qualification particulièrement. Cette situation peut-elle amener des jeunes à mettre de côté leurs études? La question mérite d’être soulevée.
Travailler et étudier : mauvaise combinaison?
« Ipod, Internet, cellulaire… Les besoins de consommation sont nombreux de nos jours. Le désir de travailler se fait sentir chez un nombre plus grand et de plus en plus jeunes d’étudiants », affirme Mme Magalie Deschênes, conseillère en développement et en communication chez Option-travail /CJE Sainte-Foy.
Travailler et étudier peut malgré tout être enrichissant pour un étudiant. En plus de constituer une source de revenus, un emploi à temps partiel est une occasion d’explorer le marché du travail et d’élargir son réseau de contacts. Mme Deschênes fait mention d’une étude réalisée par M. Jacques Roy, professeur au Cégep Sainte-Foy, qui révèle, entre autres, que l’expérience de travail peut aider un jeune à avoir une saine gestion de son temps. En fait, le problème survient lorsque les heures consacrées au travail dépassent celles appliquées aux études.
« On voit également des entreprises annoncer qu’elles forment elles-mêmes leurs employés. C’est bien, mais il y a un danger si le jeune ne possède pas de diplôme, poursuit-elle. Un jour, s’il se retrouve sans emploi ou, tout simplement, s’il veut travailler ailleurs, ce sera plus difficile pour lui de faire valoir sa candidature aux yeux des autres employeurs. C’est pourquoi nous croyons qu’il est important de favoriser leur persévérance scolaire. »
Quelle est la part de responsabilité des employeurs? Flexibilité et ouverture quant à la gestion des horaires des jeunes employés demeurent, somme toute, un pas dans la bonne direction, soutient Mme Deschênes.
Encourager la poursuite des études
Certaines initiatives développées par des organismes ou des entreprises ont pour but d’encourager la poursuite des études. Pour sa part, Desjardins a choisi d’apporter un soutien financier aux personnes qui présentent un parcours exemplaire et qui s’engagent dans la collectivité. L’année dernière, 350 bourses et prix ont été remis. C’est également ce que font des chaînes de commerces comme Couche-Tard, dont les jeunes employés peuvent bénéficier d’un programme d’aide financière aux études secondaires, collégiales ou universitaires.
D’autres initiatives intéressantes amènent la relève à sonder les différentes voies professionnelles que propose leur secteur d’activité. Le projet « Portes ouvertes des manufacturiers » connaît, depuis 2004, un franc succès à la grandeur de la province. Les entreprises manufacturières qui y participent font découvrir à plusieurs jeunes leurs installations ainsi que les différents métiers spécialisés qu’on y pratique. Ce projet vise à diminuer les préjugés face à ces métiers et à favoriser la lutte au décrochage scolaire en montrant aux jeunes des opportunités de carrière relevant de la formation professionnelle et technique.
« Les entreprises de Chaudières-Appalaches sont celles qui participent en plus grand nombre, informe Mme Chantal Audet de l’Association des manufacturiers et exportateurs du Québec. L’année dernière, 22 visites dans 11 entreprises différentes ont été organisées dans cette région. » Teknion Roy et Breton, Les Industries de la Rive Sud et Prévost Car ont été de ces entreprises qui ont ouvert leurs portes à la relève.
Pour avoir elle-même pris part à plusieurs de ces visites, Mme Audet ajoute : « Je constate que cette activité est bénéfique pour les jeunes. Plusieurs d’entre eux ont réalisé qu’il était nécessaire de poursuivre leurs études afin d’aller chercher un diplôme pour décrocher, un jour, un poste dans un secteur d’activité qui les intéresse. »
Vous êtes un employeur et vous avez mis en place un projet ou une activité visant à contrer le décrochage? Vous êtes une personne qui avez bénéficié du coup de pouce d’un employeur pour mener vos études à terme? On veut vous entendre!
Travailler et étudier : mauvaise combinaison?
« Ipod, Internet, cellulaire… Les besoins de consommation sont nombreux de nos jours. Le désir de travailler se fait sentir chez un nombre plus grand et de plus en plus jeunes d’étudiants », affirme Mme Magalie Deschênes, conseillère en développement et en communication chez Option-travail /CJE Sainte-Foy.
Travailler et étudier peut malgré tout être enrichissant pour un étudiant. En plus de constituer une source de revenus, un emploi à temps partiel est une occasion d’explorer le marché du travail et d’élargir son réseau de contacts. Mme Deschênes fait mention d’une étude réalisée par M. Jacques Roy, professeur au Cégep Sainte-Foy, qui révèle, entre autres, que l’expérience de travail peut aider un jeune à avoir une saine gestion de son temps. En fait, le problème survient lorsque les heures consacrées au travail dépassent celles appliquées aux études.
« On voit également des entreprises annoncer qu’elles forment elles-mêmes leurs employés. C’est bien, mais il y a un danger si le jeune ne possède pas de diplôme, poursuit-elle. Un jour, s’il se retrouve sans emploi ou, tout simplement, s’il veut travailler ailleurs, ce sera plus difficile pour lui de faire valoir sa candidature aux yeux des autres employeurs. C’est pourquoi nous croyons qu’il est important de favoriser leur persévérance scolaire. »
Quelle est la part de responsabilité des employeurs? Flexibilité et ouverture quant à la gestion des horaires des jeunes employés demeurent, somme toute, un pas dans la bonne direction, soutient Mme Deschênes.
Encourager la poursuite des études
Certaines initiatives développées par des organismes ou des entreprises ont pour but d’encourager la poursuite des études. Pour sa part, Desjardins a choisi d’apporter un soutien financier aux personnes qui présentent un parcours exemplaire et qui s’engagent dans la collectivité. L’année dernière, 350 bourses et prix ont été remis. C’est également ce que font des chaînes de commerces comme Couche-Tard, dont les jeunes employés peuvent bénéficier d’un programme d’aide financière aux études secondaires, collégiales ou universitaires.
D’autres initiatives intéressantes amènent la relève à sonder les différentes voies professionnelles que propose leur secteur d’activité. Le projet « Portes ouvertes des manufacturiers » connaît, depuis 2004, un franc succès à la grandeur de la province. Les entreprises manufacturières qui y participent font découvrir à plusieurs jeunes leurs installations ainsi que les différents métiers spécialisés qu’on y pratique. Ce projet vise à diminuer les préjugés face à ces métiers et à favoriser la lutte au décrochage scolaire en montrant aux jeunes des opportunités de carrière relevant de la formation professionnelle et technique.
« Les entreprises de Chaudières-Appalaches sont celles qui participent en plus grand nombre, informe Mme Chantal Audet de l’Association des manufacturiers et exportateurs du Québec. L’année dernière, 22 visites dans 11 entreprises différentes ont été organisées dans cette région. » Teknion Roy et Breton, Les Industries de la Rive Sud et Prévost Car ont été de ces entreprises qui ont ouvert leurs portes à la relève.
Pour avoir elle-même pris part à plusieurs de ces visites, Mme Audet ajoute : « Je constate que cette activité est bénéfique pour les jeunes. Plusieurs d’entre eux ont réalisé qu’il était nécessaire de poursuivre leurs études afin d’aller chercher un diplôme pour décrocher, un jour, un poste dans un secteur d’activité qui les intéresse. »
Vous êtes un employeur et vous avez mis en place un projet ou une activité visant à contrer le décrochage? Vous êtes une personne qui avez bénéficié du coup de pouce d’un employeur pour mener vos études à terme? On veut vous entendre!
jeudi 5 juin 2008
Le décrochage scolaire : les entreprises ont-elles un rôle à jouer ? (Première partie)
La semaine dernière, la diffusion du palmarès du taux de décrochage scolaire dans les écoles secondaires du Québec a fait couler beaucoup d’encre. Les données sont effectivement préoccupantes : le décrochage scolaire atteint au moins 50 % dans une vingtaine d’écoles secondaires publiques du Québec.
Mais l’intention n’est pas ici de pointer du doigt la plus ou moins valorisée des écoles et encore moins de relancer le débat entre l’enseignement privé et public. L’objectif est plutôt d’attirer l’attention sur les répercussions du décrochage scolaire sur la relève et le marché du travail.
Le fait est que dans notre belle société, qui doit ses grandes avancées à son économie basée le savoir, les emplois requérant une formation professionnelle, scientifique ou technique sont beaucoup plus nombreux que par le passé. Entre 1990 et 2002, le nombre total d’emplois au Québec a augmenté de 14,4 % alors que le nombre d’emplois exigeant un diplôme universitaire a bondi de 67 %. Il va sans dire que l’avenir de nos entreprises repose sur des personnes scolarisées en mesure de relever les défis de la rentabilité, de la concurrence et de l’innovation. Qui plus est, à l’heure de la mondialisation, on assiste au transfert des activités nécessitant peu de scolarisation vers les pays où les salaires sont moins élevés. En l’occurrence, les personnes qui ne possèdent pas les qualifications minimales sont amenées à évoluer de plus en plus en marge du marché du travail.
Parallèlement, les départs à la retraite des baby-boomers donnent du fil à retordre aux employeurs. Les candidats manquent à l’appel ! En plus de la pyramide des âges qui se renversent dangereusement, si 27 % des jeunes du secondaire et 61 % de niveau collégial (données diffusées lors du Colloque sur la réussite éducative tenu, en avril dernier, au Centre des congrès de Québec) mettent fin à leurs études avant obtenir leur diplôme, il est facile d’imaginer que cela aura, tôt ou tard, un effet sur la relève de plusieurs secteurs d’activité.
L’école, les parents et le gouvernement sont en effet des acteurs importants pour promouvoir l’éducation et motiver les jeunes à poursuivre ou à reprendre le chemin de l’école. Cela va de soi. Et les entreprises – puisque c’est de leur relève dont il s’agit ! – ont-elles une responsabilité ? Poser la question, c’est y répondre. Comment les entreprises peuvent-elles contribuer à contrer le décrochage scolaire ? Existe-t-il déjà des initiatives mises en place dans les milieux de travail ? On pousse la réflexion un peu plus loin dans une prochaine chronique…
Mais l’intention n’est pas ici de pointer du doigt la plus ou moins valorisée des écoles et encore moins de relancer le débat entre l’enseignement privé et public. L’objectif est plutôt d’attirer l’attention sur les répercussions du décrochage scolaire sur la relève et le marché du travail.
Le fait est que dans notre belle société, qui doit ses grandes avancées à son économie basée le savoir, les emplois requérant une formation professionnelle, scientifique ou technique sont beaucoup plus nombreux que par le passé. Entre 1990 et 2002, le nombre total d’emplois au Québec a augmenté de 14,4 % alors que le nombre d’emplois exigeant un diplôme universitaire a bondi de 67 %. Il va sans dire que l’avenir de nos entreprises repose sur des personnes scolarisées en mesure de relever les défis de la rentabilité, de la concurrence et de l’innovation. Qui plus est, à l’heure de la mondialisation, on assiste au transfert des activités nécessitant peu de scolarisation vers les pays où les salaires sont moins élevés. En l’occurrence, les personnes qui ne possèdent pas les qualifications minimales sont amenées à évoluer de plus en plus en marge du marché du travail.
Parallèlement, les départs à la retraite des baby-boomers donnent du fil à retordre aux employeurs. Les candidats manquent à l’appel ! En plus de la pyramide des âges qui se renversent dangereusement, si 27 % des jeunes du secondaire et 61 % de niveau collégial (données diffusées lors du Colloque sur la réussite éducative tenu, en avril dernier, au Centre des congrès de Québec) mettent fin à leurs études avant obtenir leur diplôme, il est facile d’imaginer que cela aura, tôt ou tard, un effet sur la relève de plusieurs secteurs d’activité.
L’école, les parents et le gouvernement sont en effet des acteurs importants pour promouvoir l’éducation et motiver les jeunes à poursuivre ou à reprendre le chemin de l’école. Cela va de soi. Et les entreprises – puisque c’est de leur relève dont il s’agit ! – ont-elles une responsabilité ? Poser la question, c’est y répondre. Comment les entreprises peuvent-elles contribuer à contrer le décrochage scolaire ? Existe-t-il déjà des initiatives mises en place dans les milieux de travail ? On pousse la réflexion un peu plus loin dans une prochaine chronique…
mercredi 14 mai 2008
Taux de chômage de 3,7 % à Lévis
Les bonnes nouvelles de l'économie lévisienne : défis majeurs pour les employeurs
Parmi les dix plus grandes villes du Québec, c’est à Lévis qu’on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l’emploi. L’effervescence des développements en cours parle d’elle-même !
Selon les dernières données de Statistique Canada relatives au marché du travail, le taux de chômage de Lévis, qui se situait à 5,6 % en 2001, est aujourd’hui de 3,7 %. Il s’agit de l’un des plus bas de la province. La moyenne provinciale est d’environ 5 %.
La croissance économique est manifeste à la vue des différentes structures qui s’érigent dans son paysage. La hausse importante des constructions industrielles, institutionnelles et commerciales sur le territoire lévisien se traduit par la création d’emplois. Notamment, le tout nouveau Centre de congrès et d’exposition, intégrant un hôtel Sheraton Four Points, qui devrait ouvrir ses portes d’ici la fin du mois, engendrera la création de 200 emplois. Avec trois autres gros hôtels en route, dont le deuxième L’Oiselière à Saint-Nicolas, Lévis lorgne un nouveau créneau, le tourisme d’affaires !
De plus, la relance du Chantier maritime Davie espère faire grimper ses effectifs à plus de 800 travailleurs. La construction du terminal méthanier Rabaska créerait pas moins de 3 300 emplois pendant les trois prochaines années. La liste de travaux en cours est longue : la raffinerie Ultramar et ses projets de modernisation, Desjardins Sécurité Financière et son parc d’affaires de 50 M$, l'urgence du CHAU Hôtel-Dieu qui s’agrandit, les développements entourant la future Boîte à science au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, etc.
Cette vigueur présente les signes d’une ville en bonne santé économique, laquelle a d’importantes répercussions sur son pouvoir d’attraction. Le mois dernier, Le Soleil indiquait que le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis, qui étaient de 57 200 personnes en 1996, est passé à 75 100 en 2006 (note : les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la nouvelle ville de Lévis). Un bond considérable ! Lévis poursuit ainsi sa vitesse de croisière… Un essor, somme toute, à surveiller !
Parmi les dix plus grandes villes du Québec, c’est à Lévis qu’on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l’emploi. L’effervescence des développements en cours parle d’elle-même !
Selon les dernières données de Statistique Canada relatives au marché du travail, le taux de chômage de Lévis, qui se situait à 5,6 % en 2001, est aujourd’hui de 3,7 %. Il s’agit de l’un des plus bas de la province. La moyenne provinciale est d’environ 5 %.
La croissance économique est manifeste à la vue des différentes structures qui s’érigent dans son paysage. La hausse importante des constructions industrielles, institutionnelles et commerciales sur le territoire lévisien se traduit par la création d’emplois. Notamment, le tout nouveau Centre de congrès et d’exposition, intégrant un hôtel Sheraton Four Points, qui devrait ouvrir ses portes d’ici la fin du mois, engendrera la création de 200 emplois. Avec trois autres gros hôtels en route, dont le deuxième L’Oiselière à Saint-Nicolas, Lévis lorgne un nouveau créneau, le tourisme d’affaires !
De plus, la relance du Chantier maritime Davie espère faire grimper ses effectifs à plus de 800 travailleurs. La construction du terminal méthanier Rabaska créerait pas moins de 3 300 emplois pendant les trois prochaines années. La liste de travaux en cours est longue : la raffinerie Ultramar et ses projets de modernisation, Desjardins Sécurité Financière et son parc d’affaires de 50 M$, l'urgence du CHAU Hôtel-Dieu qui s’agrandit, les développements entourant la future Boîte à science au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, etc.
Cette vigueur présente les signes d’une ville en bonne santé économique, laquelle a d’importantes répercussions sur son pouvoir d’attraction. Le mois dernier, Le Soleil indiquait que le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis, qui étaient de 57 200 personnes en 1996, est passé à 75 100 en 2006 (note : les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la nouvelle ville de Lévis). Un bond considérable ! Lévis poursuit ainsi sa vitesse de croisière… Un essor, somme toute, à surveiller !
Libellés :
Économie,
Marché du travail
mercredi 30 avril 2008
Survivre ou vivre avec les Y ? (Deuxième partie)
Le défi des entreprises - apprivoiser les Y
Entre les départs massifs à la retraite et l’arrivée de nouveaux travailleurs sur le marché du travail, les entreprises doivent plus que jamais revoir leurs façons de faire pour recruter et retenir leur main-d’œuvre. Tout particulièrement, attirer les Y, cette génération qui affirme tout haut leurs opinions comme leurs ambitions, est un défi de taille pour les employeurs d’aujourd’hui en matière de recrutement.
Il est évident que l’affichage de postes et la réception de CV ne suffisent plus. Les entreprises doivent dorénavant se montrer davantage visibles aux yeux de la relève, même lorsqu’elle se trouve en pleine formation. Surtout que – contexte de pénurie de main-d’œuvre oblige ! – plusieurs futurs diplômés reçoivent des offres d’emplois avant même la fin de leurs études !
Les entreprises ont donc tout à gagner en entretenant des liens étroits avec les établissements d’enseignement. L’offre de stages en milieu de travail, la remise de bourses d’excellence, la présentation d’ateliers ou de conférences dans leur secteur d’activité et la commandite d’événements étudiants sont des exemples d’actions qui permettent à des entreprises d’augmenter leur visibilité et leur notoriété sur les campus.
Par ailleurs, parce que les Y sont aguerris des dernières technologies et que l’Internet constitue pour eux un outil de recherche incontournable, les entreprises d’aujourd’hui doivent posséder leur vitrine virtuelle. Le site Web est un moyen pour diffuser de l’information sur les postes, mais également sur la culture et les bons coups de l’entreprise. Sans compter qu’il se veut un véhicule de choix pour communiquer avec cette génération « branchée ».
De plus, les relations professionnelles n’ont jamais été aussi intergénérationnelles. Pour faire le pont entre les baby-boomers, X et Y, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à opter pour le mentorat. Cette pratique donne aux nouvelles recrues l’occasion d’apprendre, en équipe avec un travailleur d’expérience, sur les façons de faire de l’entreprise. C’est également une pratique qui leur permet d’exprimer leurs idées et leurs opinions. Le mentorat répond, à différents égards, à des attentes de la génération montante en matière de communication, ambiance de travail et collaboration. Elle peut s’avérer une source de valorisation et de motivation pour le mentoré comme pour le mentor, qui, par la même occasion, transmet son savoir-faire et fait connaissance avec la relève de son secteur d’activité. Depuis 2002, l’organisme Mentorat Québec guide les entreprises québécoises à instaurer cette pratique dans leur milieu.
Royalement déloyal !
Mais, attirer les Y est une chose, les retenir en est une autre ! Premièrement, si elle lance les promesses d’un salaire plus élevé, de possibilités d’avancement, d’un aménagement plus flexible des horaires et de participation à des projets stimulants, l’entreprise doit savoir respecter ses engagements, et, idéalement, dans un horizon pas trop lointain.
De plus, l’entreprise d’aujourd’hui doit offrir un cadre propice au développement de carrière. Dès l’entrevue d’embauche, la relève appréciera qu’on lui présente les possibilités d’avancement, un programme de gestion de carrière ou de développement de compétences réaliste qui lui permettront de se projeter dans l’avenir.
Selon une étude réalisée en 2007 par WorkCanada, un employé motivé et engagé peut rapporter jusqu’à 4 675 $ de revenu supplémentaire à l’entreprise par année ! En démontrant qu’il s’intéresse à la carrière de ses employés et qu’il entend les aider à cheminer professionnellement, l’employeur mettra toutes les chances de son côté pour motiver et conserver plus longtemps les talents au sein de son organisation.
Il serait somme toute utopique de présenter une formule infaillible pour recruter et retenir les Y. Il ne faut pas oublier que, dans toute génération de chercheurs d’emploi, il y a des bons et mauvais candidats. De plus, cette génération passionnée, communicative et créative, qui accepte d’être supervisée mais pas d’être gouvernée, est malgré tout à la recherche de modèles et de leaders. Une place qui revient aux employeurs s’ils consentent à envisager les employés d’aujourd’hui et de demain avec ouverture, transparence et philosophie.
Entre les départs massifs à la retraite et l’arrivée de nouveaux travailleurs sur le marché du travail, les entreprises doivent plus que jamais revoir leurs façons de faire pour recruter et retenir leur main-d’œuvre. Tout particulièrement, attirer les Y, cette génération qui affirme tout haut leurs opinions comme leurs ambitions, est un défi de taille pour les employeurs d’aujourd’hui en matière de recrutement.
Il est évident que l’affichage de postes et la réception de CV ne suffisent plus. Les entreprises doivent dorénavant se montrer davantage visibles aux yeux de la relève, même lorsqu’elle se trouve en pleine formation. Surtout que – contexte de pénurie de main-d’œuvre oblige ! – plusieurs futurs diplômés reçoivent des offres d’emplois avant même la fin de leurs études !
Les entreprises ont donc tout à gagner en entretenant des liens étroits avec les établissements d’enseignement. L’offre de stages en milieu de travail, la remise de bourses d’excellence, la présentation d’ateliers ou de conférences dans leur secteur d’activité et la commandite d’événements étudiants sont des exemples d’actions qui permettent à des entreprises d’augmenter leur visibilité et leur notoriété sur les campus.
Par ailleurs, parce que les Y sont aguerris des dernières technologies et que l’Internet constitue pour eux un outil de recherche incontournable, les entreprises d’aujourd’hui doivent posséder leur vitrine virtuelle. Le site Web est un moyen pour diffuser de l’information sur les postes, mais également sur la culture et les bons coups de l’entreprise. Sans compter qu’il se veut un véhicule de choix pour communiquer avec cette génération « branchée ».
De plus, les relations professionnelles n’ont jamais été aussi intergénérationnelles. Pour faire le pont entre les baby-boomers, X et Y, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à opter pour le mentorat. Cette pratique donne aux nouvelles recrues l’occasion d’apprendre, en équipe avec un travailleur d’expérience, sur les façons de faire de l’entreprise. C’est également une pratique qui leur permet d’exprimer leurs idées et leurs opinions. Le mentorat répond, à différents égards, à des attentes de la génération montante en matière de communication, ambiance de travail et collaboration. Elle peut s’avérer une source de valorisation et de motivation pour le mentoré comme pour le mentor, qui, par la même occasion, transmet son savoir-faire et fait connaissance avec la relève de son secteur d’activité. Depuis 2002, l’organisme Mentorat Québec guide les entreprises québécoises à instaurer cette pratique dans leur milieu.
Royalement déloyal !
Mais, attirer les Y est une chose, les retenir en est une autre ! Premièrement, si elle lance les promesses d’un salaire plus élevé, de possibilités d’avancement, d’un aménagement plus flexible des horaires et de participation à des projets stimulants, l’entreprise doit savoir respecter ses engagements, et, idéalement, dans un horizon pas trop lointain.
De plus, l’entreprise d’aujourd’hui doit offrir un cadre propice au développement de carrière. Dès l’entrevue d’embauche, la relève appréciera qu’on lui présente les possibilités d’avancement, un programme de gestion de carrière ou de développement de compétences réaliste qui lui permettront de se projeter dans l’avenir.
Selon une étude réalisée en 2007 par WorkCanada, un employé motivé et engagé peut rapporter jusqu’à 4 675 $ de revenu supplémentaire à l’entreprise par année ! En démontrant qu’il s’intéresse à la carrière de ses employés et qu’il entend les aider à cheminer professionnellement, l’employeur mettra toutes les chances de son côté pour motiver et conserver plus longtemps les talents au sein de son organisation.
Il serait somme toute utopique de présenter une formule infaillible pour recruter et retenir les Y. Il ne faut pas oublier que, dans toute génération de chercheurs d’emploi, il y a des bons et mauvais candidats. De plus, cette génération passionnée, communicative et créative, qui accepte d’être supervisée mais pas d’être gouvernée, est malgré tout à la recherche de modèles et de leaders. Une place qui revient aux employeurs s’ils consentent à envisager les employés d’aujourd’hui et de demain avec ouverture, transparence et philosophie.
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