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lundi 3 octobre 2011

CRÉATION D'EMPLOIS AU CANADA

Québec et Chaudière-Appalaches dans le peloton de tête

Encore une fois, la grande région de Québec semble être prémunie contre les aléas de l'économie. L'Enquête sur la population active de Statistique Canada révèle que la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, composée en grande partie par la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches, se classe, depuis deux mois, dans le peloton de tête en matière de création d'emplois au Canada.

Les derniers résultats de Statistique Canada indiquent que l'emploi a connu un recul de 4 500 emplois au Québec, en août dernier. C'est la région de Montréal qui a subi la plus grosse perte (- 15 200). Les régions de Lanaudière (+ 5 500), de la Capitale-Nationale (+ 5 100) et de la Chaudière-Appalaches (+ 4 200) présentent, quant à elles, les plus forts gains d’emplois.

Autre indicateur de la santé économique de la Rive-Nord et de la Rive-Sud de Québec est le bas taux de chômage, qui ne dépasse pas les 5 % alors qu'à l'échelle de la province, il approche les 8 %.

Louis Gagnon, économiste principal de Québec International, apportait ces quelques précisions au journal Le Soleil, le 10 septembre dernier, à propos de la vitalité du marché du travail qui caractérise Québec et la Chaudière-Appalaches : « Les nombreux chantiers soutiennent le besoin de main-d’œuvre du côté de la construction. Le secteur manufacturier a recommencé à embaucher. À cet effet, les gains se font graduellement, puisque de nombreuses incertitudes persistent du côté de nos principaux partenaires commerciaux. Le secteur des services connaît certains ralentissements. Toutefois, l'embauche se poursuit du côté des principaux piliers régionaux, comme les services financiers et les assurances, les services de santé, de même que les services d'hébergement et de restauration. »

Comparaisons intéressantes !


Québec
Chaudières-
Appalaches
Montréal
Province
Taux de chômage (%)
5,0
5,0
9,7
7,6
Taux d'emploi (%)
64,8
66,1
58,2
60,3
Taux d'activité (%)
68,2
69,5
64,4
65,3

Le taux d’emploi correspond au pourcentage de la population des 15 ans et plus au travail.
Le taux d’activité désigne le pourcentage de personnes en âge de travailler qui occupent ou qui sont en recherche active d'un emploi.

vendredi 29 avril 2011

Recrutement dans le domaine des TIC

Expérience et compétences de pointe recherchées

Internet, courriels, cellulaire, portable, il est rare qu’une journée de travail se passe sans que l'on ait eu recours à des outils technologiques! Les technologies de l'information et des communications (TIC) sont omniprésentes dans nos organisations. Pour les gérer, les faire fonctionner et optimiser leur utilisation, l’expertise de professionnels du secteur est de plus en plus indispensable. Un rapport intitulé Perspective sur les ressources humaines dans le marché du travail des technologies de l'information et des communications – 2011-2016 signale qu'une pénurie de personnel qualifié est appréhendée au Canada comme au Québec. Devrait-on s’en inquiéter?

Mené par le Conseil des technologies de l'information et des communications (CTIC) de concert avec l'Association canadienne de la technologie de l'information (ACTI), le document trace un portrait de la situation. On apprend qu'au cours des cinq prochaines années les employeurs œuvrant dans une diversité de secteurs auront de sérieuses difficultés à trouver des candidats spécialisés dans le domaine des TIC.

Professionnels des TIC : denrée rare!
Selon le rapport du CTIC, les gestionnaires de système informatique et d’information, les analystes et les experts-conseils en système d’information et les techniciens en radiodiffusion figurent parmi les professions qui seront les plus recherchées.

Évidemment, comme dans bien des secteurs d’activité, les départs à la retraite laisseront de nombreux postes vacants. On mentionne que : « Ces besoins pourraient se manifester plus tôt si le taux des départs à la retraite avant l'âge de 65 ans dépasse les prévisions. Dans certains secteurs, notamment le secteur public et celui des grandes entreprises de service public, l'âge moyen des gestionnaires est généralement plus élevé et la nécessité de remplacer les gestionnaires qui prennent leur retraite y surviendra plus rapidement. »

De manière générale, les exigences en matière de qualifications et d’expérience seront à la hausse. La délocalisation explique, en partie, la situation. Par exemple, dans le cadre de leurs services de dépannage (qui exigent de moins grandes qualifications), les entreprises font de plus en plus appel à des ressources basées à l’étranger ou les éliminent en ayant le recours à des systèmes automatisés d'autoassistance. L’expérience sera également dans la mire des recruteurs. Les postes qui exigent au moins cinq ans d'expérience seront particulièrement difficiles à combler. « Les défis de recrutement seront plus grands à l'extérieur de la région de Montréal, en raison de la taille relativement petite du bassin d'employés d'expérience où les employeurs peuvent recruter et de leur difficulté à convaincre ceux qui cherchent un emploi de déménager », précise-t-on.

Les responsables des ressources humaines doivent donc se préparer à relever d'importants défis de recrutement. Rappelons que, de nos jours, les TIC sont au cœur de toutes les organisations. En fait, plus de la moitié des travailleurs spécialisés en TIC œuvrent dans un autre secteur, par exemple dans l’administration publique, les assurances, les services financiers, l'éducation, l’aérospatiale, etc. Force est de constater que les candidats disposant de l'expérience et des compétences de pointe seront grandement sollicités!

jeudi 20 janvier 2011

Le marché québécois de l’emploi en 2011

Les prévisions sont lancées!
Création d’emplois et secteurs à surveiller

Après une année riche en activité sur le marché du travail (le Québec a connu en 2010 sa meilleure performance en matière de création d'emplois depuis 2002!), l’année 2011 réussira-t-elle à suivre la même cadence? ANCIA s’est intéressée aux prévisions des experts. Que voient les économistes dans leurs cartes?

Ralentissement à prévoir
Chez Desjardins, on indique que 60 000 nouveaux emplois devraient être créés au Québec en 2011. Du côté d’Emploi-Québec, les économistes prévoient un gain de 58 000 emplois au cours des douze prochains mois. C’est un peu moins que les quelque 75 000 emplois qui ont été créés en 2010.

On devra s’attendre au retour à un rythme plus normal des embauches. Il faut considérer que, au Québec comme au Canada, la dernière année fut sous le signe du rattrapage économique et que tous les emplois perdus pendant la récession ont été récupérés. De plus, « selon les projections de l’Institut de la statistique du Québec, la population âgée de 15 à 64 ans augmentera à peine au cours des deux prochaines années et elle amorcera même une diminution à compter de 2014… La croissance de l’emploi sera plus faible parce qu’il y aura moins de gens à employer », ont fait savoir des économistes de Desjardins et d’Emploi-Québec à La Presse, au début janvier.

Et la région de Québec?
Quant à la région de Québec, avec un taux de chômage de 4,8 %, elle se situe au deuxième rang des villes ayant le plus faible taux de chômage au Canada. Elle se classe tout juste derrière Régina (4,7 %) et devance Saskatoon (5,4 %) et Winnipeg (5,7 %).

La croissance économique des deux dernières années a été fulgurante. Un léger ralentissement est à prévoir pour 2011. Malgré tout, l’économie de la Capitale Nationale restera parmi les plus prospères du Canada avec un taux de croissance, variant entre 2 % et 2,5 %.

Des secteurs en expansion
Parmi les secteurs à surveiller dans la région de Québec : la construction (soutenue, entre autres, par des projets d’envergure tels que l’expansion des centres commerciaux Place Laurier et Galeries de la Capitale et les travaux en cours du côté des immeubles du gouvernement fédéral à d’Estimauville et de la SAAQ) ainsi que les services financiers et le commerce de détails (qui profitent de la hausse du revenu personnel des consommateurs).

À l’échelle de la province, l’Agence QMI affirme, dans ses prédictions pour la prochaine année, que des secteurs comme la construction, les technologies de l’information (comprenant le secteur des jeux vidéo qui semble immunisé contre le ralentissement économique!), les services financiers, les mines et la santé (dont l’effectif est en constante progression en raison notamment du vieillissement de la population) présenteront de belles perspectives sur le marché du travail.

jeudi 24 décembre 2009

Les perspectives de l'emploi jusqu'en 2013

Taux de chômage et croissance de l’emploi dans la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches : des bonnes et des moins bonnes nouvelles!

La fin d'une année incite à faire des prédictions sur celle à venir... Le Centre d'étude sur l'emploi et la technologie et de l'information sur le marché du travail d'Emploi-Québec a publié, le mois dernier, les perspectives professionnelles du marché du travail jusqu'en 2013. Un petit coup d'œil sur les prévisions annoncées pour les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches permet de constater qu’il y a des bonnes et des moins bonnes nouvelles.

Point fort
La Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches demeureront en tête de liste des régions affichant les plus faibles taux de chômage au Québec.

Selon les estimations, les taux de chômage de ces régions devraient avoisiner les 4,5 % en 2013. Elles se comparent avantageusement avec la région métropolitaine de Montréal, qui connaîtra un taux de chômage de 7 %. Le taux de chômage pour l’ensemble de la province en 2013 est, quant à lui, évalué à 6,8 %.

Point faible
La croissance annuelle de l'emploi sera au rendez-vous dans presque toutes les régions. Au Québec, 152 000 emplois seront créés d'ici 2013. Ce sera le secteur des services qui génèrera la majeure partie des emplois, notamment du côté des soins de santé et de l'assistance sociale, des services professionnels, scientifiques et techniques, du commerce au détail ainsi que des finances, des assurances, de l’immobilier et de la location.

Par contre, la croissance de l’emploi se fera plus timide sur la rive Nord et la rive Sud de Québec. Dans la Chaudière-Appalaches, le taux de croissance sera d'à peine 0,3 % alors que la moyenne provinciale est établie à 0,9 %. Il s’agit du troisième plus faible taux, tout juste devant le Saguenay-Lac-Saint-Jean et l'Abitibi-Témiscamingue. Dans la Capitale-Nationale, il devrait se situer à 0,5 %.

« La création d’emplois sera freinée, d’une part, par la faiblesse de la croissance démographique et, d’autre part, par un taux de chômage peu élevé, qui réduit la disponibilité de la main-d’œuvre apte à occuper les nouveaux emplois », est-il écrit dans le rapport complet de l’étude qu’il est possible de consulter sur le site : http://cetech.gouv.qc.ca.

jeudi 11 juin 2009

Les entrepreneurs d'expérience, une denrée rare?

Au Québec, les PME emploient près de la moitié de la main-d'œuvre, et elles sont à l'origine de la majeure partie des nouveaux emplois qui sont créés chaque année. Comme quoi, les entrepreneurs donnent de la vitalité au marché du travail. La belle province serait-elle un modèle à suivre en matière d'entrepreneuriat? Certains chiffres risquent de décevoir.

Il est vrai qu'avec dans son sillon des Bernard Lemaire (Cascades), Alain Bouchard (dépanneurs Couche-tard), et Jean Coutu, qui n'a plus besoin de présentation, nous sommes portés à croire que le Québec fait belle figure. Les qualités d'affaires de ces hommes sont indéniables, mais le hic est que les entrepreneurs québécois d'expérience seraient trop peu nombreux.

L'« indice entrepreneuriale québécois », développé par la Fondation de l'entrepreneurship en collaboratin avec Léger Marketing, dévoile des résultats pour le moins étonnants et inquiétants sur le sujet. Comparativement au reste du Canada, le Québec compterait près de deux fois moins d'entrepreneurs. Pire encore, nos nouvelles entreprises seraient plus fragiles et 57 % d'entre elles (contre 47 % dans le reste du pays) agoniseraient au cours de leurs cinq premières années d'existence.

Une lumière au bout du tunnel?
Une petite lumière au tableau subsiste néanmoins : le goût de l'entrepreneuriat se fait largement sentir du côté des jeunes Québécois. Plus de 80 % d'entre eux se lancent dans l’aventure entrepreneuriale pour la première fois. Alors qu'ailleurs au Canada, c'est le cas d'environ 50 % des jeunes de 18 à 34 ans. Cela nous permet donc de croire qu'il y a un bassin important de futurs entrepreneurs au Québec.

Là où le bât blesse – et on en arrive à une autre donnée préoccupante : la ténacité des entrepreneurs québécois. Ils seraient plus nombreux à baisser les bras à la suite d'une première expérience infructueuse. Le nombre d’entrepreneurs ayant démarré plus de trois entreprises au Canada est de 20 %; au Québec, le pourcentage tend à diminuer à 17 %. Comme l'indique la Fondation de l'entrepreneurship, dans le reste du pays, on prône que « c’est en forgeant qu’on devient forgeron » (en l'occurence que c'est par l'expérience qu'on devient un bon entrepreneur!). Mais, au Québec, le manque d'expérience et la peur de l'échec portent davantage à adopter le comportement du « chat échaudé craint l'eau froid ».

Les données révélées ci-haut ont peut-être de quoi faire tomber l'image du « Québécois excellents entrepreneurs ». Mais surtout, elles constituent le point de départ à toute une réflexion sur la préparation de la relève qui désire se lancer en affaires. Le déploiement d'un Réseau national de mentorat d’affaires, annoncé le mois dernier, figure parmi les moyens avancés pour stimuler et soutenir les débuts de nos jeunes entrepreneurs. L'un de ses objectifs est de permettre, d’ici deux ans, le jumelage entre 5 000 entrepreneurs et près de 3 000 mentors par année. Sans doute, un pas dans la bonne direction pour multiplier les connaissances de nos entrepreneurs d'expérience et pour donner l'occasion à la relève de découvrir toutes les facettes de l'entrepreneuriat, incluant ses hauts et ses bas, ses minutes de gloire comme ses moments plus difficiles.

jeudi 5 février 2009

La crise économique : on n'y échappe pas !

L'automne dernier, on pouvait presque croire que le Québec traverserait sans peine cette sombre période pour l'économie mondiale. Aujourd'hui, les scénarios sont de moins en moins optimistes alors des secteurs, comme ceux de la fabrication, du recyclage, du transport et de la foresterie, font les frais de la crise économique.

Oui, la région de la Chaudière-Appalaches connaît malgré tout des investissements majeurs sur son territoire, dont l'Innoparc, un parc technologique qui verra bientôt le jour. Son taux de chômage oscille toujours autour de 4 %. Le Journal Les Affaires affirmait dernièrement que la région se porte bien et qu'elle « mise sur le développement de ses créneaux d'excellence comme les matériaux composites et le plastique, les produits de revêtement et d'apparence en bois, les textiles techniques et les technologies environnementales. » Un sondage présenté par la Chambre de commerce de Québec, en janvier, confirmait également que la capitale est en bonne position économique pour traverser la récession en 2009.

Mais la réalité est aussi que de plus en plus d'entreprises réduisent leurs effectifs. Certaines qui, il y a quelques temps, étaient en active recherche de travailleurs, abolissent par centaine – quand ce n'est pas par millier – des postes. Les économistes de la Banque Toronto Dominion ont indiqué qu'environ 325 000 personnes perdront leur emploi cette année au Canada. Quand des emplois sont perdus, c'est toute l'économie d'une région, voire de la province, qui est touchée. Le pouvoir d'achats diminue et les carnets de commandes s’appauvrissent. Quand on sait que l'économie n'a jamais été aussi globale et qu'un emploi perdu fragilise cinq autres emplois indirects, il est difficile de croire que certaines régions seront épargnées.

Et après ?
En sabrant dans les emplois, la crise économique est en train de changer les chiffres du marché de l'emploi. Mais aussi, ne nous amène-t-elle pas à devoir revoir certains de nos paradigmes en matière de gestion et de planification de personnel ?

Depuis les dernières années, plusieurs secteurs d'activités ont annoncé être touchés par les nombreux départs à la retraite. Confrontés à des problèmes de recrutement et de rétention de personnel, les employeurs ont déployé de grands efforts dans leurs recherches de candidats. Ils se sont de plus en plus ouverts pour mieux comprendre la relève et offrir des emplois correspondant davantage à ses valeurs et à ses aspirations. Nombre d'entre eux ont investi temps et argent pour attirer les meilleurs talents. Maintenant, quel sens peut avoir la planification de la relève alors qu'une entreprise se bat pour sa survie ?

Et si on survit au-delà de l'année 2010 (car c'est à ce moment que les économistes prévoient une reprise de l'économie), comment s'assurer d'avoir les effectifs et l'expertise nécessaires pour renouer avec la rentabilité ? Voilà une question qui mérite réflexion, même en ces moments économiquement difficiles que nous vivons.

samedi 6 décembre 2008

Crise économique : doit-on avoir peur pour nos emplois ?

La crise financière fait trembler les plus grandes économies du monde. Aux États-Unis, le pouvoir d'achat des consommateurs s’effrite et des géants de l'industrie automobile tentent d'éviter de se placer sous la loi de la faillite. Le Japon, seconde économie mondiale, risque même d'enregistrer son plus désastreux trimestre depuis les 40 dernières années !

L'Organisation internationale du travail de l'ONU estime à 20 millions le nombre de personnes supplémentaires qui se retrouveront au chômage sur la planète dû à la crise financière mondiale. Est-il réaliste de penser que les mauvaises nouvelles qui balayent les économies du monde entier n'atteignent pas le Québec ?

Le Québec et la crise financière
La semaine dernière, les économistes du Mouvement Desjardins affirmaient que la belle province « pourrait s'en tirer avec une récession ayant des effets plus limités sur l'emploi et la consommation. » Plusieurs facteurs expliquent pourquoi le Québec présente un tableau moins sombre comparativement à d'autres endroits, au Canada et dans le monde, au prise avec une sévère récession.

Tout d'abord, l'économie québécoise ne dépend ni de l'industrie automobile ni de l'industrie pétrolière, comme c'est respectivement le cas en Ontario et dans l'Ouest canadien. De plus, les investissements de l'ordre de 15 milliards $, octroyés dans le cadre du plan d'investissement public, apporteront un support à l'emploi. Ceux-ci prévoient la réalisation de travaux à la grandeur du territoire pour remettre à neuf des routes, des ponts et autres édifices au cours des deux prochaines années.

Est-ce suffisant pour atténuer les effets de la dégringolade financière ? Car, d'un autre côté, il ne faut pas oublier qu'une grande part des exportations québécoises dépend de nos voisins du Sud. Si la demande des américains pour des produits québécois n'est pas au rendez-vous, il est difficile de croire que le secteur manufacturier, par exemple, soit peu touché. Sans compter que la situation engendre un appel à la prudence chez les investisseurs privés comme chez les consommateurs. Malgré les baisses d'impôt de 2 milliards $ annoncées par les gouvernements provincial et fédéral, plusieurs entreprises du commerce de détail anticipent une baisse de leurs profits, et ce, même en pleine période des fêtes !

Une situation encore incertaine
« Au Québec, on cherche encore les mauvaises nouvelles. L’emploi est solide, le taux de chômage est faible et le marché immobilier se tient », affirmait récemment l'économiste Hélène Bégin. Mais l'avenir n'en demeure pas moins incertain, tout particulièrement si la récession américaine outrepasse l'hiver 2009.

Dans les organisations, le climat d'incertitude et le présage d'une récession peuvent affecter le moral des travailleurs, indiquait à son tour M. Florent Francoeur, président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA), dans un communiqué publié un peu plus tôt cet automne. Dans celui-ci on révélait également que plus de 90 % des travailleurs sont d'avis que la crise économique aura un impact négatif sur les emplois au Québec. « Cela nous ramène à l’importance pour les employeurs de bien communiquer avec leurs employés, de leur faire connaître la position de l’organisation face au ralentissement économique. Il faut éviter les rumeurs et les craintes non fondées qui sont des sources de stress contre-productives. Dans un tel contexte, les gestionnaires ont avantage à communiquer clairement et en toute transparence les objectifs qu’ils peuvent être appelés à réviser afin de garder leurs troupes bien mobilisées. »

jeudi 6 novembre 2008

Postes qualifiés plus que jamais difficiles à combler

Une nouvelle étude sur les besoins de main-d'oeuvre dans Chaudière-Appalaches

Face aux inquiétantes projections démographiques, on voit de plus en plus défiler des études qui tentent de mieux comprendre, mais surtout de trouver des pistes d'action pour contrer les effets de la pénurie de main-d'oeuvre au Québec.

L'une des dernières études publiées touche la région de la Chaudière-Appalaches, où près de 35 000 postes seront à combler d’ici 2011. Menée par la Conférence régionale des élus de la Chaudière-Appalaches (CRÉ) et Emploi-Québec Chaudière-Appalaches, l'Enquête sur les besoins de main-d'oeuvre et les caractéristiques des entreprises de la région de la Chaudière-Appalaches présente des données recueillies, au cours de l'année 2007, auprès de 2 194 entreprises composées de plus de cinq employés. L'intérêt de cette enquête est qu'elle apporte de nouvelles données (tels les postes vacants, les intentions d’embauches, la formation, les départs à la retraite, la gestion des ressources humaines, etc.) sur les caractéristiques des secteurs d'activités et des MRC de notre région.

Nous vous présentons, en guise de résumé, quelques données intéressantes ressorties par l'enquête :
  • La région de la Chaudière-Appalaches compte une importante proportion d'entreprises de petite taille : au moment de l'enquête, 66 % comptaient moins de 20 employés alors que 13 % en comptait plus de 50.

  • Près du tiers des entreprises subissent des variations saisonnières d'emplois.

  • Plus de 20 % des entreprises indiquent que leur nombre d'employés est en augmentation alors que 2,5 % indiquent une décroissance de l'emploi.

  • Lors de l'enquête 1 267 postes étaient vacants : 58,9 % étaient des nouveaux postes et 32,7 % des remplacements définitifs (retraite, départ volontaire, congédiement, etc.). De plus, les entreprises interrogées ont mentionné vouloir embaucher 2 847 personnes au cours de la prochaine année.

  • Une proportion encore importante de postes à pourvoir nécessite peu de scolarité ou d'expérience : on constate que près de 32 % des postes à combler dans la prochaine année ne nécessiteront aucune scolarité et pour 42 % aucune expérience. Toutefois les postes encore vacants présentent des proportions plus élevées de postes nécessitant scolarité et expérience (21,3 % exigent un diplôme d'études professionnelles, 18,6 % un diplôme d'études collégiales et 13,5% un diplôme universitaire).

  • Tout secteur d'activité confondu, la difficulté à recruter des employés qualifiés et compétents figure en tête de liste des problèmes rencontrés en gestion des ressources humaines. C'est le cas de 63 % des entreprises.

  • Plusieurs métiers relativement spécialisés sont difficiles à combler. Parmi eux, figurent les teinturiers, les finisseurs de produits textiles, les ingénieurs, les surveillants à la fabrication, les techniciens en mécanique, les opérateurs de machines et les estimateurs en construction.

  • Parmi les moyens utilisés par les entreprises pour pourvoir leurs besoins de main-d'œuvre, la recommandation de candidats par une personne oeuvrant dans l'établissement arrive devant les banques de CV des entreprises et l'affichage de postes dans les journaux.

  • Plus du tiers des entreprises sont préoccupées par le vieillissement de leurs employés. Malgré tout, seulement 19 % des entreprises ont développé une planification des départs à la retraite. De plus, 29 % des entreprises ne disposent pas de plan de relève pour leurs dirigeants ou leurs propriétaires.
La CRÉ affirme que cette étude se veut un outil de développement important pour les intervenants socioéconomiques et les entreprises de la région. La version intégrale peut être consultée sur le site Internet de la CRÉ.

mercredi 1 octobre 2008

Taux de chômage en chute libre

Quand la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches font bande à part !
Des chiffres publiés sur les taux de chômage régionaux démontrent que la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches se démarquent de la moyenne québécoise.

La Belle province affiche dans son ensemble un taux de chômage de 7,7 %. Pourtant, la Vieille Capitale a vu, du début à la fin de l'été, son taux de chômage passer de 4,7 à 4,1 %. Dans la région de la Chaudière-Appalaches, les chiffres sont également impressionnants. Malgré des pertes d'emploi dans le secteur manufacturier, la région a enregistré, à l'aube de la période automnale, un taux de chômage de 3,7 %, soit une chute de 0,2 % comparitivement à deux mois plus tôt.

Du point de vue des chercheurs d'emploi, ces données sont très encourageantes. Notamment, les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques connaissent une forte hausse d'emploi. Mais en ce qui concerne les entreprises, le faible taux de chomâge peut-il s'avèrer inquiétant ? Le fait est que la baisse de relève potentielle aux divers postes à combler donne déjà du fil à retordre à nombreux employeurs. La marge de manoeuvre des employeurs à la recherche de candidats était-elle de plus en plus mince au fur et à mesure que chute le taux de chômage ?

Dans une nouvelle publiée sur le site de Radio-Canada, en septembre dernier, on nuance les faibles taux de chômage enregistrés dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. On explique que, pendant la saison estivale, « les gens se trouvent des emplois moins rémunérés et moins stables dans le domaine de la construction ou encore des services. Les personnes qui perdent leur emploi dans les usines se cherchent souvent deux ou trois petits emplois dans le secteur tertiaire. » L'explication est très intéressante, mais il ne faudrait également pas perdre de vue la vigueur économique que connaissent ces deux régions. Tout compte fait, ces chiffres mériteront d'être revisités un peu plus tard cette saison...

mercredi 10 septembre 2008

« Mini-baby-boom » au Québec : le taux de natalité à la rescousse du marché du travail ?

Le son de la cloche annonçant la fin de la récréation retentit à nouveau : c'est le début d'une nouvelle année scolaire ! Les élèves ont repris le chemin de l'école... Et, considérant les derniers chiffres, les petits nouveaux qui vivent leurs premiers jours de classe sont de plus en plus nombreux.

Le phénomène « mini-baby-boom » que se plaît à nommer les médias fait référence à la hausse des naissances que connaît le Québec depuis 2003. Tout particulièrement, en 2006, on a assisté à une hausse de la natalité de 8 % dans la belle province en accueillant 84 200 nouveaux nés. Cette même année, à Québec, cette augmentation a même atteint 10,1 %.

Notables, mais incomparables avec le baby-boom des années 1950 et 1960, les effets du « mini-baby-boom » se font déjà sentir sur les bancs d'école. Selon les données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, la région de la Chaudière-Appalaches compte, cette année, 3929 enfants d'âge préscolaire, comparativement à 3856 l'an dernier.

L'augmentation des naissances notée au cours des dernières années résulterait de la conjoncture de plusieurs facteurs. Il convient néanmoins de remarquer qu'elle coïncide avec un marché de l'emploi favorable affichant un taux de chômage des plus bas et avec l'entrée en vigueur de congés parentaux plus généreux.

Une solution aux problèmes de main-d'oeuvre ?
Si la tendance se maintient, est-ce que la croissance actuelle du nombre de naissances permettra au marché du travail de faire face au vieillissement de la main-d'oeuvre ? Il ne faudrait pas se réjouir trop vite. Les constats d'une analyse, rendue publique le mois dernier par le département d'études économiques du Mouvement Desjardins, sont claires : ni la hausse de la fécondité, ni même l’immigration, ne règleront les problèmes de main-d’œuvre attribuables au vieillissement de la population du Québec.

L'analyse avance que « malgré une remontée du nombre de naissances au Québec, le nombre d’enfants par femme n’a que légèrement augmenté depuis 2005, passant de 1,5 à 1,7 en 2007. » Il savoir que le taux de fécondité nécessaire qui permet le remplacement des générations est de 2,1 enfants par femme. Nous sommes donc encore loin du compte !

De plus, l'onde de choc démographique qui touche le marché de l'emploi est imminente. « Or, même si ce seuil était atteint, plusieurs années (voire une vingtaine d'années) devraient s'écouler avant d'avoir un impact sur le bassin de la main-d'oeuvre de 15 à 64 ans, signale l'économiste Hélène Bégin dans le rapport de l'analyse. D’après les projections de Statistique Canada, la population âgée de 15 à 64 ans amorcera une baisse dès 2013... Il y a donc urgence d’exploiter d’autres avenues. »

Pour connaître plus en détails - graphiques à l'appui ! - les différents points mis en lumière par le département d'études économiques du Mouvement Desjardins, nous vous invitons à consulter le document « Économie du Québec : les effets pervers du choc démographique sont à nos portes » sur le site www.desjardins.com. Bonne lecture !

mercredi 14 mai 2008

Taux de chômage de 3,7 % à Lévis

Les bonnes nouvelles de l'économie lévisienne : défis majeurs pour les employeurs

Parmi les dix plus grandes villes du Québec, c’est à Lévis qu’on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l’emploi. L’effervescence des développements en cours parle d’elle-même !

Selon les dernières données de Statistique Canada relatives au marché du travail, le taux de chômage de Lévis, qui se situait à 5,6 % en 2001, est aujourd’hui de 3,7 %. Il s’agit de l’un des plus bas de la province. La moyenne provinciale est d’environ 5 %.

La croissance économique est manifeste à la vue des différentes structures qui s’érigent dans son paysage. La hausse importante des constructions industrielles, institutionnelles et commerciales sur le territoire lévisien se traduit par la création d’emplois. Notamment, le tout nouveau Centre de congrès et d’exposition, intégrant un hôtel Sheraton Four Points, qui devrait ouvrir ses portes d’ici la fin du mois, engendrera la création de 200 emplois. Avec trois autres gros hôtels en route, dont le deuxième L’Oiselière à Saint-Nicolas, Lévis lorgne un nouveau créneau, le tourisme d’affaires !

De plus, la relance du Chantier maritime Davie espère faire grimper ses effectifs à plus de 800 travailleurs. La construction du terminal méthanier Rabaska créerait pas moins de 3 300 emplois pendant les trois prochaines années. La liste de travaux en cours est longue : la raffinerie Ultramar et ses projets de modernisation, Desjardins Sécurité Financière et son parc d’affaires de 50 M$, l'urgence du CHAU Hôtel-Dieu qui s’agrandit, les développements entourant la future Boîte à science au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, etc.

Cette vigueur présente les signes d’une ville en bonne santé économique, laquelle a d’importantes répercussions sur son pouvoir d’attraction.
Le mois dernier, Le Soleil indiquait que le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis, qui étaient de 57 200 personnes en 1996, est passé à 75 100 en 2006 (note : les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la nouvelle ville de Lévis). Un bond considérable ! Lévis poursuit ainsi sa vitesse de croisière… Un essor, somme toute, à surveiller !

mardi 12 février 2008

Des emplois : plus qu'hier, moins que demain !

À partir d’aujourd’hui, ancia au service de l’emploi occupe son petit coin dans la blogosphère ! Entre les tendances du marché du travail et les pénuries de main-d’œuvre, les chercheurs d’emploi (et futurs chercheurs d’emploi !), les travailleurs et les employeurs, les attentes, les préoccupations et les valeurs des baby-boomers, des X et des Y… En cette ère de grands changements, il y a, somme toute, beaucoup à jaser au sujet de l’emploi au Québec.

Ce blogue se veut une vitrine pour informer (évidemment !), mais également pour commenter (par moi, par vous !), nuancer et lancer des échanges afin de mieux comprendre, anticiper et évoluer dans ce monde, parfois drôle, préoccupant, surprenant et souvent passionnant, qu’est le travail.

Les chiffres !
Alors, on commence par quoi ? Des chiffres ! Tout particulièrement, ceux lancés dernièrement et qui projettent l’avenir du marché de l’emploi. Selon les plus récentes prévisions d’Emploi-Québec, le Québec aura 700 000 postes à pourvoir d’ici 2011 et 1,3 million de postes d’ici 2016.


On le sait, parce que cité à maintes reprises, le fossé se creuse entre le bassin de main-d’œuvre disponible et les postes à combler. D’ici les quatre prochaines années, la population de 15 à 64 ans commencera à diminuer dans la province. On prévoit durant cette même période pas moins d
e 440 000 départs à la retraite.

La pénurie de main-d’œuvre donne déjà du fil à retordre à plusieurs chefs d’entreprise. Les mines, la construction et la santé font notamment partie des secteurs névralgiques affirme, de son côté, le Bilan 2008 des perspectives du marché du travail réalisé par les Éditions Jobboom.

Ce phénomène, qui visiblement ne fera que s’accentuer au cours des prochaines années, laisse présager une multitude de possibilités de carrière pour les futures générations de travailleurs. Serait-il vrai de croire que se trouver un emploi sera plus facile demain que par le passé ? Actuellement, est-ce que vos démarches d’emploi (si vous êtes un chercheur d’emploi) ou de recrutement (si vous êtes un employeur) confirment les données ?