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jeudi 3 mars 2011

Le Pacte pour l’emploi : trois ans plus tard

Un bilan peu reluisant
Les ambitions étaient-elles trop grandes?

Le gouvernement du Québec déballait, il y a trois ans, tel un vent d’optimisme, le Pacte pour l’emploi. L’heure des bilans a sonné… Force est de constater que les dernières données s’avèrent décevantes.

L’objectif du Pacte pour l’emploi était, entre autres, de réduire de 50 000 le nombre de prestataires de l'assistance sociale et de permettre à 250 000 travailleurs en entreprise de rehausser leur niveau de qualification et leurs compétences. Le gouvernement du Québec a consacré une enveloppe budgétaire totale de 1,5 milliard $ pour y parvenir. Il est d’ailleurs possible de consulter les articles publiés par ANCIA sur le sujet (Un plus pour contrer la crise, Le Pacte pour l’emploi dans la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches et Le Pacte pour l’emploi… À suivre!).

Quels sont les résultats à ce jour? Le bilan en a fait grincer plus d’un au cours des dernières semaines. Tout d’abord, les mesures d’encouragement visant à inciter les assistés sociaux aptes au travail à devenir salariés n’ont pas atteint leur objectif. Depuis mars 2008, à peine 3 600 d’entre eux ont joint les rangs du marché du travail, soit bien loin des 50 000 personnes souhaitées!

C’est la faute à la récession
Pourtant, du côté du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS), le Pacte de l’emploi est un succès. C’est ce qu’affirme la ministre Julie Boulet dans son communiqué de presse.

On pointe néanmoins du doigt le ralentissement économique qui a fait obstacle à l’atteinte de certains objectifs. Mais on se réjouit notamment du fait que le Québec a récupéré l’ensemble des emplois perdus au cours de la récession et que plus de 27 000 travailleurs ont pu éviter d’être mis à pied pendant cette période. On ajoute également que 300 000 travailleurs en entreprise ont été soutenus dans leurs démarches de formation, de développement et de reconnaissances de leurs compétences. « À la lumière des résultats positifs que nous avons constatés, il est clair que notre gouvernement a mis en place une stratégie efficace », fait savoir la ministre.

Pourtant, le nombre de bénéficiaires de l’assistance sociale n’est passé que de 488 000 à 484 400, depuis trois ans.
Cette mesure gouvernementale n’a pas permis de favoriser l’entrée d’un nombre substantiel de ces personnes sur le marché du travail et, donc, de fournir aux employeurs suffisamment de nouveaux travailleurs pour combler leurs besoins. Le Pacte pour l’emploi n’était-il qu’un beau discours? À moins que l’on fasse de nouveau confiance à l’optimisme de la direction des communications du MESS qui indique que 81 500 prestataires font actuellement des démarches pour se trouver un emploi… Mais, ils devront faire vite, car la date limite du Pacte pour l’emploi est fixée au 31 mars prochain!

lundi 6 avril 2009

Un PLUS pour contrer la crise

Investir dans la formation de la main-d'oeuvre parviendra-t-il à atténuer les effets de la récession ?

Le gouvernement du Québec a décidé d'ajouter des munitions à son Pacte pour l'emploi. Des sommes supplémentaires de 518 M$ sur deux ans (dont 455,8 M$ en investissements publics et 62,2 M$ provenant du secteur privé) ont été annoncées à la fin du mois de mars. Elles visent à renforcer le marché du travail québécois et à mettre ses différents acteurs en meilleure posture pour surmonter la crise économique.

On se souvient que le gouvernement provincial avait dévoilé, en mars 2008, un investissement de près d’un milliard de dollars réparti sur trois ans dans le cadre de son Pacte pour l'emploi. Un an plus tard, il écrit dans un communiqué de presse que les répercussions sont positives et encourageantes à travers le Québec : « Au total, environ 240 000 chercheurs d'emploi ont bénéficié des services publics d'emploi, 250 000 travailleurs ont reçu de la formation et 9 200 entreprises ont été soutenues par Emploi-Québec. Par ailleurs, et malgré le contexte économique actuel, nous observons une diminution de plus de 6 200 adultes prestataires des programmes d'assistance sociale depuis la mise en place du Pacte pour l'emploi. »

Investir dans le potentiel des personnes
Le Pacte pour l'emploi PLUS met encore une fois la formation de la main-d'œuvre au coeur des priorités. « Personne ne sera laissé à lui-même, personne ne tombera entre deux programmes, promet le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Sam Hamad. Nous apportons un soutien immédiat et accru aux personnes qui ont malheureusement perdu leur emploi et, parallèlement, nous misons sur la qualification de la main-d'œuvre, ce qui contribuera également à améliorer la productivité des entreprises. »

Parmi les bonifications apportées au Pacte d'origine, les prestataires de l'assurance-emploi, qui participent à la Mesure de formation de la main-d'œuvre, bénéficieront de leurs allocations jusqu'à la fin de leur formation, et ce, pour une durée maximale de 36 mois. D'autres mesures ciblées permettront notamment d'améliorer l’insertion des chômeurs âgés de 55 ans et plus sur le marché du travail ainsi que de soutenir les travailleurs du secteur forestier et les employés licenciés collectivement dans différents secteurs d’activité.

Former la main-d'œuvre en entreprise
Du côté des entreprises, la Mesure de formation de la main-d’œuvre voit passer la contribution maximale d'Emploi-Québec, pour les projets de formation approuvés d’ici le 1er janvier 2011, de 50 % à 75 %. La Mesure de soutien aux entreprises à risque de ralentissement économique (SERRE) connaît également une hausse de la contribution de l'État. Elle permettra ainsi à un plus grand nombre d’entreprises touchées par le ralentissement économique d’utiliser la réduction des heures de travail pour développer les compétences de leur personnel.

Pour aider les entreprises qui éprouvent des difficultés et, ainsi, prévenir des mises à pied, 1 888 EMPLOIS est un nouveau numéro que peuvent composer les entreprises depuis quelques jours. Cette ligne téléphonique sans frais dirigera les employeurs vers les services de l'État qui pourront les soutenir dans la gestion de leurs ressources humaines.

Le fait est que la pénurie de main-d'œuvre qualifiée et le vieillissement de la population toucheront encore le Québec après la crise, explique le premier ministre : « Aujourd'hui, parce que nous avons développé les bons outils et que tous les acteurs sont mobilisés, nous disposons des leviers nécessaires pour faire face aux turbulences économiques, agir plus rapidement et de façon plus structurée aux besoins des personnes et des entreprises et, ultimement, d'être dans une meilleure posture pour préparer ensemble la relance. »

Pour connaître l'ensemble des mesures proposées par le Pacte pour l'emploi PLUS, visitez : http://emploi-quebec.net/pacte-emploi-plus.

mercredi 17 septembre 2008

Le Pacte pour l'emploi dans la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches

Des investissements et des objectifs pour 2011
Lancé en mars dernier, le gouvernement du Québec annonçait ses ambitions de réduire de 50 000 le nombre de prestataires de l'assistance sociale et de former 250 000 travailleurs de plus à la grandeur de la province dans le cadre de son Pacte pour l'emploi. Le sujet avait d'ailleurs fait l'objet d'une chronique dans le présent blogue (voir « Le Pacte pour l'emploi... À suivre ! »).

Ce projet d'ampleur provincial, estimé à près d'un milliard de dollars, se décline en une série d'investissements régionaux que le ministre de l'emploi et de la Solidarité sociale, M. Sam Hamad, dévoile ce mois-ci. Le volet régional du Pacte de l'emploi a été annoncé aux cours des derniers jours dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Nous vous présentons ici les annonces qui ont été faites afin de stimuler la participation au marché du travail et la productivité de nos entreprises.

La Capitale-Nationale : 72,2 M$ et 63 000 postes à combler
Un investissement de 72,2 M$ réparti sur trois ans (42,2 M$ proviennent du gouvernement du Québec et 30 M$ du secteur privé) sera octroyé à la région de Capitale-Nationale, où quelque 63 000 postes devront être combler d'ici 2011. « Le Québec de demain ne manquera pas de travail, mais de travailleurs, a affirmé le ministre Sam Hamad. Paradoxalement, on estime à 25 000 le nombre de personnes disponibles au travail dans la Capitale-Nationale. »

Ainsi, dans la Capitale-Nationale, ces sommes serviront à atteindre les objectifs suivants :
  • réduire de 6 600 le nombre de prestataires des programmes d'assistance sociale dans la région;
  • augmenter de 3 900 le nombre de personnes desservies dans la région par les services publics d'emploi dans leur démarche d'insertion en emploi ou de formation;
  • soutenir 430 entreprises additionnelles de la région pour répondre à leurs besoins de formation et leur recherche d'une plus grande productivité;
  • rejoindre dans la région un potentiel de 18 000 travailleurs en entreprises pour le rehaussement de leurs qualifications ou la reconnaissance de leurs compétences.
La Chaudière-Appalaches : 58 M $ et 35 000 postes à pourvoir
La région de la Chaudière-Appalaches recevra, pour sa part, une aide de 58 M$ (dont 26,7 M$ sont du gouvernement du Québec et 31,7 M$ du secteur privé) au cours des trois prochaines années pour réaliser le Pacte pour l'emploi. Plus de 35 000 postes seront disponibles d'ici 2011 dans la région, alors que 15 000 personnes sont jugées aptes au travail. Ces personnes sont principalement des chômeurs, des personnes handicapées et des prestataires de l'aide sociale. Ils pourront notamment profiter d'une prime à l'emploi, de formation ou d'assistance dans leur démarche d'insertion en emploi.

En somme, d'ici 2011, avec le déploiement du Pacte pour l'emploi, la Chaudière-Appalaches entend :
  • réduire de 1 000 le nombre de prestataires des programmes d'assistance sociale dans la région;
  • augmenter de 1 600 le nombre de personnes desservies dans la région par les services publics d'emploi dans leur démarche d'insertion en emploi ou de formation;
  • soutenir 200 entreprises additionnelles de la région pour répondre à leurs besoins de formation et leur recherche d'une plus grande productivité;
  • rejoindre dans la région un potentiel de 18 000 travailleurs et travailleuses en entreprises pour le rehaussement de leurs qualifications ou la reconnaissance de leurs compétences.

mercredi 26 mars 2008

Le Pacte pour l'emploi... À suivre !

Annoncé plus tôt la semaine dernière, le Pacte pour l’emploi du gouvernement du Québec a soulevé plusieurs réactions dans les médias. Dévoilant cet investissement de près d’un milliard de dollars réparti sur trois ans, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Sam Hamad, affirme : « Jamais un gouvernement n’est allé aussi loin pour élargir l’accès au marché du travail, valoriser l’emploi et accroître le niveau de compétence et de performance de la main-d’œuvre. »

Parmi ses objectifs, le Pacte pour l’emploi entend, d’ici 2011, réduire de 50 000 le nombre de prestataires des programmes d’assistance sociale et permettre à 250 000 travailleurs de plus en entreprise de rehausser leur niveau de qualification et leurs compétences. Pour ce faire, le Pacte pour l’emploi s’appuie sur plusieurs incitatifs financiers. En voici quelques-uns tirés du communiqué de presse :
  • Les Démarcheurs d'emploi, un incitatif financier et un accompagnement vers l'emploi pour les nouveaux arrivants aux programmes d'assistance sociale et ceux qui font des entrées et sorties répétitives à ces programmes.
  • Le crédit d'impôt remboursable pour stage en milieu de travail sera porté à 40 % pour les employeurs qui embauchent des personnes immigrantes et des personnes handicapées (au lieu de 30 % actuellement).
  • L'allocation d'aide à l'emploi est majorée de 130 $ à près de 200 $ par mois.
  • Les budgets et les participations au programme PRIIME visant l'intégration en emploi des personnes immigrantes seront doublés.
  • Un supplément à la prime au travail d'une durée de 12 mois pour les prestataires de l'aide sociale éloignés du marché du travail quittant l'assistance sociale pour un emploi sera instauré.
  • Dès juin 2009, les ménages sans enfant bénéficieront du versement anticipé de la Prime au travail.
  • Des amendements à la Loi sur les régimes complémentaires de retraite seront proposés pour qu'un travailleur de plus de 55 ans puisse continuer de travailler tout en percevant une partie de sa rente de retraite et en bonifiant cette rente.

Avec sa série d’incitatifs au travail, qui seront instaurés progressivement dans toutes les régions du Québec à partir du 1er avril prochain, le Pacte pour l’emploi veut contribuer à combler les 1,3 million d'emplois à pourvoir au Québec d'ici 2016. Mais l’argent n’achète pas tout… La motivation et le goût de se dépasser sont à la base même de la réussite professionnelle. Et qu’est-ce qu’un pacte ? Une entente solennelle conclue entre deux ou plusieurs parties !

Espérons que les autres parties – ces quelque 400 000 personnes présentement inactives mais que l’on qualifie disponibles au travail – seront au rendez-vous et qu’elles profiteront de cette ouverture vers le marché de l’emploi. Dans le cas contraire, le Pacte sera davantage qu’un beau discours… À suivre !