Aucun message portant le libellé Économie. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Économie. Afficher tous les messages

jeudi 20 janvier 2011

Le marché québécois de l’emploi en 2011

Les prévisions sont lancées!
Création d’emplois et secteurs à surveiller

Après une année riche en activité sur le marché du travail (le Québec a connu en 2010 sa meilleure performance en matière de création d'emplois depuis 2002!), l’année 2011 réussira-t-elle à suivre la même cadence? ANCIA s’est intéressée aux prévisions des experts. Que voient les économistes dans leurs cartes?

Ralentissement à prévoir
Chez Desjardins, on indique que 60 000 nouveaux emplois devraient être créés au Québec en 2011. Du côté d’Emploi-Québec, les économistes prévoient un gain de 58 000 emplois au cours des douze prochains mois. C’est un peu moins que les quelque 75 000 emplois qui ont été créés en 2010.

On devra s’attendre au retour à un rythme plus normal des embauches. Il faut considérer que, au Québec comme au Canada, la dernière année fut sous le signe du rattrapage économique et que tous les emplois perdus pendant la récession ont été récupérés. De plus, « selon les projections de l’Institut de la statistique du Québec, la population âgée de 15 à 64 ans augmentera à peine au cours des deux prochaines années et elle amorcera même une diminution à compter de 2014… La croissance de l’emploi sera plus faible parce qu’il y aura moins de gens à employer », ont fait savoir des économistes de Desjardins et d’Emploi-Québec à La Presse, au début janvier.

Et la région de Québec?
Quant à la région de Québec, avec un taux de chômage de 4,8 %, elle se situe au deuxième rang des villes ayant le plus faible taux de chômage au Canada. Elle se classe tout juste derrière Régina (4,7 %) et devance Saskatoon (5,4 %) et Winnipeg (5,7 %).

La croissance économique des deux dernières années a été fulgurante. Un léger ralentissement est à prévoir pour 2011. Malgré tout, l’économie de la Capitale Nationale restera parmi les plus prospères du Canada avec un taux de croissance, variant entre 2 % et 2,5 %.

Des secteurs en expansion
Parmi les secteurs à surveiller dans la région de Québec : la construction (soutenue, entre autres, par des projets d’envergure tels que l’expansion des centres commerciaux Place Laurier et Galeries de la Capitale et les travaux en cours du côté des immeubles du gouvernement fédéral à d’Estimauville et de la SAAQ) ainsi que les services financiers et le commerce de détails (qui profitent de la hausse du revenu personnel des consommateurs).

À l’échelle de la province, l’Agence QMI affirme, dans ses prédictions pour la prochaine année, que des secteurs comme la construction, les technologies de l’information (comprenant le secteur des jeux vidéo qui semble immunisé contre le ralentissement économique!), les services financiers, les mines et la santé (dont l’effectif est en constante progression en raison notamment du vieillissement de la population) présenteront de belles perspectives sur le marché du travail.

jeudi 5 février 2009

La crise économique : on n'y échappe pas !

L'automne dernier, on pouvait presque croire que le Québec traverserait sans peine cette sombre période pour l'économie mondiale. Aujourd'hui, les scénarios sont de moins en moins optimistes alors des secteurs, comme ceux de la fabrication, du recyclage, du transport et de la foresterie, font les frais de la crise économique.

Oui, la région de la Chaudière-Appalaches connaît malgré tout des investissements majeurs sur son territoire, dont l'Innoparc, un parc technologique qui verra bientôt le jour. Son taux de chômage oscille toujours autour de 4 %. Le Journal Les Affaires affirmait dernièrement que la région se porte bien et qu'elle « mise sur le développement de ses créneaux d'excellence comme les matériaux composites et le plastique, les produits de revêtement et d'apparence en bois, les textiles techniques et les technologies environnementales. » Un sondage présenté par la Chambre de commerce de Québec, en janvier, confirmait également que la capitale est en bonne position économique pour traverser la récession en 2009.

Mais la réalité est aussi que de plus en plus d'entreprises réduisent leurs effectifs. Certaines qui, il y a quelques temps, étaient en active recherche de travailleurs, abolissent par centaine – quand ce n'est pas par millier – des postes. Les économistes de la Banque Toronto Dominion ont indiqué qu'environ 325 000 personnes perdront leur emploi cette année au Canada. Quand des emplois sont perdus, c'est toute l'économie d'une région, voire de la province, qui est touchée. Le pouvoir d'achats diminue et les carnets de commandes s’appauvrissent. Quand on sait que l'économie n'a jamais été aussi globale et qu'un emploi perdu fragilise cinq autres emplois indirects, il est difficile de croire que certaines régions seront épargnées.

Et après ?
En sabrant dans les emplois, la crise économique est en train de changer les chiffres du marché de l'emploi. Mais aussi, ne nous amène-t-elle pas à devoir revoir certains de nos paradigmes en matière de gestion et de planification de personnel ?

Depuis les dernières années, plusieurs secteurs d'activités ont annoncé être touchés par les nombreux départs à la retraite. Confrontés à des problèmes de recrutement et de rétention de personnel, les employeurs ont déployé de grands efforts dans leurs recherches de candidats. Ils se sont de plus en plus ouverts pour mieux comprendre la relève et offrir des emplois correspondant davantage à ses valeurs et à ses aspirations. Nombre d'entre eux ont investi temps et argent pour attirer les meilleurs talents. Maintenant, quel sens peut avoir la planification de la relève alors qu'une entreprise se bat pour sa survie ?

Et si on survit au-delà de l'année 2010 (car c'est à ce moment que les économistes prévoient une reprise de l'économie), comment s'assurer d'avoir les effectifs et l'expertise nécessaires pour renouer avec la rentabilité ? Voilà une question qui mérite réflexion, même en ces moments économiquement difficiles que nous vivons.

samedi 6 décembre 2008

Crise économique : doit-on avoir peur pour nos emplois ?

La crise financière fait trembler les plus grandes économies du monde. Aux États-Unis, le pouvoir d'achat des consommateurs s’effrite et des géants de l'industrie automobile tentent d'éviter de se placer sous la loi de la faillite. Le Japon, seconde économie mondiale, risque même d'enregistrer son plus désastreux trimestre depuis les 40 dernières années !

L'Organisation internationale du travail de l'ONU estime à 20 millions le nombre de personnes supplémentaires qui se retrouveront au chômage sur la planète dû à la crise financière mondiale. Est-il réaliste de penser que les mauvaises nouvelles qui balayent les économies du monde entier n'atteignent pas le Québec ?

Le Québec et la crise financière
La semaine dernière, les économistes du Mouvement Desjardins affirmaient que la belle province « pourrait s'en tirer avec une récession ayant des effets plus limités sur l'emploi et la consommation. » Plusieurs facteurs expliquent pourquoi le Québec présente un tableau moins sombre comparativement à d'autres endroits, au Canada et dans le monde, au prise avec une sévère récession.

Tout d'abord, l'économie québécoise ne dépend ni de l'industrie automobile ni de l'industrie pétrolière, comme c'est respectivement le cas en Ontario et dans l'Ouest canadien. De plus, les investissements de l'ordre de 15 milliards $, octroyés dans le cadre du plan d'investissement public, apporteront un support à l'emploi. Ceux-ci prévoient la réalisation de travaux à la grandeur du territoire pour remettre à neuf des routes, des ponts et autres édifices au cours des deux prochaines années.

Est-ce suffisant pour atténuer les effets de la dégringolade financière ? Car, d'un autre côté, il ne faut pas oublier qu'une grande part des exportations québécoises dépend de nos voisins du Sud. Si la demande des américains pour des produits québécois n'est pas au rendez-vous, il est difficile de croire que le secteur manufacturier, par exemple, soit peu touché. Sans compter que la situation engendre un appel à la prudence chez les investisseurs privés comme chez les consommateurs. Malgré les baisses d'impôt de 2 milliards $ annoncées par les gouvernements provincial et fédéral, plusieurs entreprises du commerce de détail anticipent une baisse de leurs profits, et ce, même en pleine période des fêtes !

Une situation encore incertaine
« Au Québec, on cherche encore les mauvaises nouvelles. L’emploi est solide, le taux de chômage est faible et le marché immobilier se tient », affirmait récemment l'économiste Hélène Bégin. Mais l'avenir n'en demeure pas moins incertain, tout particulièrement si la récession américaine outrepasse l'hiver 2009.

Dans les organisations, le climat d'incertitude et le présage d'une récession peuvent affecter le moral des travailleurs, indiquait à son tour M. Florent Francoeur, président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA), dans un communiqué publié un peu plus tôt cet automne. Dans celui-ci on révélait également que plus de 90 % des travailleurs sont d'avis que la crise économique aura un impact négatif sur les emplois au Québec. « Cela nous ramène à l’importance pour les employeurs de bien communiquer avec leurs employés, de leur faire connaître la position de l’organisation face au ralentissement économique. Il faut éviter les rumeurs et les craintes non fondées qui sont des sources de stress contre-productives. Dans un tel contexte, les gestionnaires ont avantage à communiquer clairement et en toute transparence les objectifs qu’ils peuvent être appelés à réviser afin de garder leurs troupes bien mobilisées. »

mercredi 14 mai 2008

Taux de chômage de 3,7 % à Lévis

Les bonnes nouvelles de l'économie lévisienne : défis majeurs pour les employeurs

Parmi les dix plus grandes villes du Québec, c’est à Lévis qu’on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l’emploi. L’effervescence des développements en cours parle d’elle-même !

Selon les dernières données de Statistique Canada relatives au marché du travail, le taux de chômage de Lévis, qui se situait à 5,6 % en 2001, est aujourd’hui de 3,7 %. Il s’agit de l’un des plus bas de la province. La moyenne provinciale est d’environ 5 %.

La croissance économique est manifeste à la vue des différentes structures qui s’érigent dans son paysage. La hausse importante des constructions industrielles, institutionnelles et commerciales sur le territoire lévisien se traduit par la création d’emplois. Notamment, le tout nouveau Centre de congrès et d’exposition, intégrant un hôtel Sheraton Four Points, qui devrait ouvrir ses portes d’ici la fin du mois, engendrera la création de 200 emplois. Avec trois autres gros hôtels en route, dont le deuxième L’Oiselière à Saint-Nicolas, Lévis lorgne un nouveau créneau, le tourisme d’affaires !

De plus, la relance du Chantier maritime Davie espère faire grimper ses effectifs à plus de 800 travailleurs. La construction du terminal méthanier Rabaska créerait pas moins de 3 300 emplois pendant les trois prochaines années. La liste de travaux en cours est longue : la raffinerie Ultramar et ses projets de modernisation, Desjardins Sécurité Financière et son parc d’affaires de 50 M$, l'urgence du CHAU Hôtel-Dieu qui s’agrandit, les développements entourant la future Boîte à science au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, etc.

Cette vigueur présente les signes d’une ville en bonne santé économique, laquelle a d’importantes répercussions sur son pouvoir d’attraction.
Le mois dernier, Le Soleil indiquait que le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis, qui étaient de 57 200 personnes en 1996, est passé à 75 100 en 2006 (note : les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la nouvelle ville de Lévis). Un bond considérable ! Lévis poursuit ainsi sa vitesse de croisière… Un essor, somme toute, à surveiller !

mardi 11 mars 2008

Rapport de forces et de faiblesses

Ne faisons pas l’autruche, certaines industries vivent des moments difficiles. La tempête frappe… Et cela n’a rien à voir avec la météo ! L'appréciation du dollar canadien, l'intensification de la concurrence étrangère et les coûts de production qui grimpent, alors que le prix de vente de certains produits est en chute, frappent de plein fouet les industries porcine, forestière et manufacturière.

Des contrats sont délaissés, des usines fermées et des emplois suspendus, parfois même perdus. Devant l’urgence de porter secours à ces secteurs durement touchés, on demande aux instances de réagir à coups d’investissements, de plans d’action et de programmes de soutien. Est-ce suffisant pour contribuer à rendre ces entreprises plus productives et surtout plus compétitives à long terme ? Pour la santé de notre économie, serait-il plus avantageux d’investir davantage dans les industries émergentes ou encore dans celles en moins bonne posture ? Je suis mitigée.

Curieusement, cela m’amène à m’interroger sur l’utilisation que l’on fait de ses propres ressources pour tracer son chemin de carrière et ainsi trouver sa place au soleil (car on espère qu’elle existe !) sur le marché du travail. Nous investissons beaucoup d’énergies afin de devenir meilleur dans des activités pour lesquelles la réussite nous échappe. Mais, pour se trouver un emploi, améliorer sa vie professionnelle, réorienter sa carrière, se démarquer en entrevue, etc., devrions-nous miser davantage sur nos forces ou persévérer à combattre nos faiblesses ?