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mercredi 5 mai 2010

Les entreprises à l'heure du numérique : main-d'œuvre et pérennité du savoir

Le potentiel des outils technologiques
Dans une économie où les entreprises doivent être concurrentielles et assurer leurs futurs jours en recrutant la main-d'œuvre qualifiée et en préservant leur expertise, est-ce que l'usage des outils technologiques 2.0 peut être bénéfique, voire incontournable? ANCIA s'est intéressée à la question.

« Pour que l'entreprise retienne et fidélise ces nouveaux employés, évite de perdre l'expertise de ses retraités et puisse la communiquer à ses nouveaux employés, il devient primordial d'utiliser, entre autres, les réseaux sociaux afin d'identifier et de transmettre l'expertise. Il est aussi primordial de libérer et de mettre à profit le potentiel innovant des employés, des partenaires et clients », a affirmé M. Claude Malaison, président d'ÉmergenceWeb et invité conférencier aux Grands Communicateurs, le mois dernier.

Selon lui, les outils technologiques 2.0 offrent d'importants avantages aux entreprises. Il ne faut pas oublier que nombreux consommateurs des wikis, blogues et Facebook sont aussi des employés. Les entreprises doivent donc s'ouvrir à ces outils et non s'en détourner.

Le savoir : un acquis à préserver!
De plus, dans un monde où la population est vieillissante, la pérennité du savoir devient une préoccupation majeure pour les entreprises. Les outils 2.0 sont à leur disposition pour communiquer, bâtir, identifier, partager et récupérer leur savoir.

« Le courriel n'est pas le seul outil collaboratif que les entreprises peuvent utiliser », soutient M. Malaison. Il existe aussi les communautés professionnelles internes et les plateformes de e-learning. Les blogues, par exemple, permettent de créer des ponts entre les expertises et favorisent la reconnaissance des pairs. « Puis, on y cumule le savoir, souligne-t-il. Le blogue se veut également un espace de mémoire pour l'entreprise... Les connaissances ne sont ainsi pas perdues parce que l'on sait par la suite où les trouver. »

À la liste des outils 2.0, on retrouve également les idéagoras, un phénomène en forte progression dans les entreprises. « Certaines s'en servent pour prendre les suggestions de leur clientèle, mais cela peut aussi se faire à l'interne pour recueillir les idées des employés. Dans un contexte économique difficile, les idéagoras offrent la possibilité de sauver des sous en faisant ressortir des idées nouvelles. » En 2007, l'entreprise française Orange a mis en place une telle plateforme, laquelle a permis de ramasser plus de 38 000 idées et de faire des économies estimées à quelque 450 millions d'euros!

Et avec les retraités - qui emportent avec eux leur sage savoir au moment de leur départ - une entreprise peut choisir de rester en contact avec eux en créant un idéagora, question de permettre à leurs connaissances et leurs expériences de servir à son développement. M. Malaison cite l'exemple d'IBM qui a décidé de faire du mentorat à l'aide d'un idéagora. Le géant informatique invite les plus jeunes à devenir membre d'un idéagora dans lequel ceux-ci ont l'occasion de discuter avec les travailleurs en fin de carrière et plus expérimentés.

En terminant mentionnons que, d'ici 2014, le Québec devra renouveler 45 % de sa main-d'œuvre... Pour les entreprises, cela signifie dire au revoir à un grand nombre d'employés qu'elles devront remplacer, mais également trouver des moyens efficaces pour éviter que ne s'effrite leur mémoire, leur expertise, leur savoir.

vendredi 8 mai 2009

Le Web 2.0 : un outil sous-estimé par les entreprises?

Jouer, s'informer, clavarder, bloguer, taguer... Le Web 2.0 présente une kyrielle de possibilités et remporte du succès auprès des jeunes. Du côté des entreprises, plusieurs se montrent hésitantes à suivre les nouveaux courants qui dynamisent le Web... Sont-elles en train de passer à côté d'excellentes occasions de se faire valoir aux yeux de la relève?

Réseautage et image de marque
Les réseaux sociaux virtuels, les blogues et les wikis font partie des technologies du Web 2.0. Le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), qui suit de près l'utilisation des nouvelles technologies, observe que plus de 50 % des jeunes québécois de 18 à 34 ans fréquentent des sites de réseautage, alors que la moyenne se situe à 23 % pour l'ensemble des adultes.

Le plus connu des lieux virtuels de réseautage : Facebook compte, à lui seul, au-delà de 220 millions de visiteurs à travers le monde. Il existe également des réseaux sociaux professionnels. Linkedin, Viadeo et AgentSolo.com, une initiative québécoise, font partie de ces espaces virtuels où les professionnels peuvent afficher leurs expériences et compétences, communiquer avec leurs pairs et élargir leur réseau de contacts. Il est aussi intéressant de constater qu'en plus des sites d'entreprises, les candidats s’informent de plus en plus sur les réseaux sociaux... Nombreuses organisations font jaser d'elles par les internautes sur Facebook ou Linkedin!

L'utilisation des réseaux sociaux virtuels peut modifier la façon dont les candidats perçoivent une entreprise, et même influencer favorablement l'image de marque et le recrutement de celle-ci, souligne la firme Gartner, spécialiste des nouvelles technologies : « Cependant, les compagnies n’ont pas forcément pris conscience de l’impact des réseaux sociaux sur leur image. »

Passer en deuxième vitesse
Un premier pas vers le Web 2.0 peut consister à prendre tout d'abord connaissance de ce qui se dit au sujet de l'entreprise sur Internet, que ce soit en consultant les réseaux sociaux ou en utilisant des outils comme les alertes de Google, par exemple. Par la suite, il peut s'agir de créer un blogue ou encore d'inscrire le profil de l'entreprise sur un ou plusieurs réseaux sociaux. La démarche exige humilité et implique que l'entreprise sache accueillir aussi bien les critiques et les suggestions que les appréciations et les félicitations. Mais, cette initiative est synonyme d'ouverture. Et surtout, elle permet à l'entreprise de se placer en meilleure position pour écouter et interagir dans un univers où il est de plus en plus impossible de contrôler toute l'information qui circule, qu'elle nous concerne ou non.

Le CEFRIO qualifie de « génération C » ces travailleurs, nés entre 1984 et 1996, qui, depuis leur naissance, baignent dans un univers grandement branché. Il indique que, d'ici dix ans, ils représenteront 45 % de la main-d'œuvre active au Canada. L'organisme en a même fait le thème principal de son colloque international, qui aura lieu en octobre prochain, au Centre des congrès de Québec (« Génération C : Êtes-vous prêts? Les 12-24 ans – Moteurs de transformation des organisations »). En somme, avec la poussée des multiples canaux de communications et les valeurs des nouvelles générations, les entreprises d'aujourd'hui gagnent à faire leur place sur le Web. Le défi se veut quelque peu technologique, mais surtout empreint de transparence, d'interactivité et d'un brin de créativité!

mercredi 4 mars 2009

Êtes-vous remarquables chers employeurs ?

Appuyé par le gouvernement du Québec, le programme EmployeuRemarquableMC est un tout nouvel outil offert aux entreprises qui désirent faire valoir leur image auprès des chercheurs d'emploi. Lancé la semaine dernière, le programme mène à l'obtention d'une certification qui reconnaît les entreprises où il fait bon travailler !

À ce jour, XEOS Imaging, IDE Conseil, la Corporation scientifique Claisse et le Parc technologique de Québec sont reconnus comme « employeurs remarquables » dans la région de Québec. Pour être décorée de ce titre, une entreprise doit se soumettre au processus d'accréditation du Bureau de normalisation du Québec. Cet exercice consiste à sonder les salariés de l'entreprise sur des thèmes tels que les communications, les conditions de travail, l'organisation et la qualité de vie au travail, les opportunités de carrière, etc.

La note de passage à l'examen : 70 %. Le titre « employeur remarquable » est cependant temporaire. Pour le conserver, l'entreprise doit reprendre l'exercice d'évaluation tous les deux ans.

Dans un contexte où la main-d'oeuvre se fait souvent rare et les talents pas toujours faciles à retenir, l'outil a forcément quelque chose d'intéressant. Il peut exercer un pouvoir attractif sur les chercheurs d'emploi souvent sollicités par plus d'un employeur. L'exercice procure d'autant plus un éclairage sur la santé d'une organisation et les améliorations qu'elle pourrait apporter concernant le recrutement de candidats et la rétention de son personnel.

Cependant, le programme EmployeuRemarquableMC est payant. Le coût est établi en fonction de la taille de l'entreprise. À titre d'exemple, une entreprise de 50 employés pourrait devoir débourser jusqu'à 7000 $ pour participer au programme de certification et espérer décrocher le titre. On mentionne qu'Emploi-Québec en rembourse une partie.

Cela nous amène néanmoins à pousser cette réflexion : le titre « employeur remarquable » – le processus visant son obtention aussi scientifique et rigoureux soit-il – ne risque-t-il pas d'être réservé à une élite davantage en mesure de débourser les sommes nécessaires ? Au jeu de la concurrence pour recruter les meilleurs talents, tous les employeurs de qualité se trouvent-ils placés sur la même ligne de départ ? Il serait dommage de passer à côté d'employeurs remarquables tout simplement parce qu'ils ne peuvent payer la note !

Pour de plus amples informations : www.employeurremarquable.ca.