Quand la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches font bande à part !
Des chiffres publiés sur les taux de chômage régionaux démontrent que la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches se démarquent de la moyenne québécoise.
La Belle province affiche dans son ensemble un taux de chômage de 7,7 %. Pourtant, la Vieille Capitale a vu, du début à la fin de l'été, son taux de chômage passer de 4,7 à 4,1 %. Dans la région de la Chaudière-Appalaches, les chiffres sont également impressionnants. Malgré des pertes d'emploi dans le secteur manufacturier, la région a enregistré, à l'aube de la période automnale, un taux de chômage de 3,7 %, soit une chute de 0,2 % comparitivement à deux mois plus tôt.
Du point de vue des chercheurs d'emploi, ces données sont très encourageantes. Notamment, les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques connaissent une forte hausse d'emploi. Mais en ce qui concerne les entreprises, le faible taux de chomâge peut-il s'avèrer inquiétant ? Le fait est que la baisse de relève potentielle aux divers postes à combler donne déjà du fil à retordre à nombreux employeurs. La marge de manoeuvre des employeurs à la recherche de candidats était-elle de plus en plus mince au fur et à mesure que chute le taux de chômage ?
Dans une nouvelle publiée sur le site de Radio-Canada, en septembre dernier, on nuance les faibles taux de chômage enregistrés dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. On explique que, pendant la saison estivale, « les gens se trouvent des emplois moins rémunérés et moins stables dans le domaine de la construction ou encore des services. Les personnes qui perdent leur emploi dans les usines se cherchent souvent deux ou trois petits emplois dans le secteur tertiaire. » L'explication est très intéressante, mais il ne faudrait également pas perdre de vue la vigueur économique que connaissent ces deux régions. Tout compte fait, ces chiffres mériteront d'être revisités un peu plus tard cette saison...
mercredi 1 octobre 2008
mercredi 17 septembre 2008
Le Pacte pour l'emploi dans la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches
Des investissements et des objectifs pour 2011
Lancé en mars dernier, le gouvernement du Québec annonçait ses ambitions de réduire de 50 000 le nombre de prestataires de l'assistance sociale et de former 250 000 travailleurs de plus à la grandeur de la province dans le cadre de son Pacte pour l'emploi. Le sujet avait d'ailleurs fait l'objet d'une chronique dans le présent blogue (voir « Le Pacte pour l'emploi... À suivre ! »).
Ce projet d'ampleur provincial, estimé à près d'un milliard de dollars, se décline en une série d'investissements régionaux que le ministre de l'emploi et de la Solidarité sociale, M. Sam Hamad, dévoile ce mois-ci. Le volet régional du Pacte de l'emploi a été annoncé aux cours des derniers jours dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Nous vous présentons ici les annonces qui ont été faites afin de stimuler la participation au marché du travail et la productivité de nos entreprises.
La Capitale-Nationale : 72,2 M$ et 63 000 postes à combler
Un investissement de 72,2 M$ réparti sur trois ans (42,2 M$ proviennent du gouvernement du Québec et 30 M$ du secteur privé) sera octroyé à la région de Capitale-Nationale, où quelque 63 000 postes devront être combler d'ici 2011. « Le Québec de demain ne manquera pas de travail, mais de travailleurs, a affirmé le ministre Sam Hamad. Paradoxalement, on estime à 25 000 le nombre de personnes disponibles au travail dans la Capitale-Nationale. »
Ainsi, dans la Capitale-Nationale, ces sommes serviront à atteindre les objectifs suivants :
La région de la Chaudière-Appalaches recevra, pour sa part, une aide de 58 M$ (dont 26,7 M$ sont du gouvernement du Québec et 31,7 M$ du secteur privé) au cours des trois prochaines années pour réaliser le Pacte pour l'emploi. Plus de 35 000 postes seront disponibles d'ici 2011 dans la région, alors que 15 000 personnes sont jugées aptes au travail. Ces personnes sont principalement des chômeurs, des personnes handicapées et des prestataires de l'aide sociale. Ils pourront notamment profiter d'une prime à l'emploi, de formation ou d'assistance dans leur démarche d'insertion en emploi.
En somme, d'ici 2011, avec le déploiement du Pacte pour l'emploi, la Chaudière-Appalaches entend :
Lancé en mars dernier, le gouvernement du Québec annonçait ses ambitions de réduire de 50 000 le nombre de prestataires de l'assistance sociale et de former 250 000 travailleurs de plus à la grandeur de la province dans le cadre de son Pacte pour l'emploi. Le sujet avait d'ailleurs fait l'objet d'une chronique dans le présent blogue (voir « Le Pacte pour l'emploi... À suivre ! »).
Ce projet d'ampleur provincial, estimé à près d'un milliard de dollars, se décline en une série d'investissements régionaux que le ministre de l'emploi et de la Solidarité sociale, M. Sam Hamad, dévoile ce mois-ci. Le volet régional du Pacte de l'emploi a été annoncé aux cours des derniers jours dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Nous vous présentons ici les annonces qui ont été faites afin de stimuler la participation au marché du travail et la productivité de nos entreprises.
La Capitale-Nationale : 72,2 M$ et 63 000 postes à combler
Un investissement de 72,2 M$ réparti sur trois ans (42,2 M$ proviennent du gouvernement du Québec et 30 M$ du secteur privé) sera octroyé à la région de Capitale-Nationale, où quelque 63 000 postes devront être combler d'ici 2011. « Le Québec de demain ne manquera pas de travail, mais de travailleurs, a affirmé le ministre Sam Hamad. Paradoxalement, on estime à 25 000 le nombre de personnes disponibles au travail dans la Capitale-Nationale. »
Ainsi, dans la Capitale-Nationale, ces sommes serviront à atteindre les objectifs suivants :
- réduire de 6 600 le nombre de prestataires des programmes d'assistance sociale dans la région;
- augmenter de 3 900 le nombre de personnes desservies dans la région par les services publics d'emploi dans leur démarche d'insertion en emploi ou de formation;
- soutenir 430 entreprises additionnelles de la région pour répondre à leurs besoins de formation et leur recherche d'une plus grande productivité;
- rejoindre dans la région un potentiel de 18 000 travailleurs en entreprises pour le rehaussement de leurs qualifications ou la reconnaissance de leurs compétences.
La région de la Chaudière-Appalaches recevra, pour sa part, une aide de 58 M$ (dont 26,7 M$ sont du gouvernement du Québec et 31,7 M$ du secteur privé) au cours des trois prochaines années pour réaliser le Pacte pour l'emploi. Plus de 35 000 postes seront disponibles d'ici 2011 dans la région, alors que 15 000 personnes sont jugées aptes au travail. Ces personnes sont principalement des chômeurs, des personnes handicapées et des prestataires de l'aide sociale. Ils pourront notamment profiter d'une prime à l'emploi, de formation ou d'assistance dans leur démarche d'insertion en emploi.
En somme, d'ici 2011, avec le déploiement du Pacte pour l'emploi, la Chaudière-Appalaches entend :
- réduire de 1 000 le nombre de prestataires des programmes d'assistance sociale dans la région;
- augmenter de 1 600 le nombre de personnes desservies dans la région par les services publics d'emploi dans leur démarche d'insertion en emploi ou de formation;
- soutenir 200 entreprises additionnelles de la région pour répondre à leurs besoins de formation et leur recherche d'une plus grande productivité;
- rejoindre dans la région un potentiel de 18 000 travailleurs et travailleuses en entreprises pour le rehaussement de leurs qualifications ou la reconnaissance de leurs compétences.
mercredi 10 septembre 2008
« Mini-baby-boom » au Québec : le taux de natalité à la rescousse du marché du travail ?
Le son de la cloche annonçant la fin de la récréation retentit à nouveau : c'est le début d'une nouvelle année scolaire ! Les élèves ont repris le chemin de l'école... Et, considérant les derniers chiffres, les petits nouveaux qui vivent leurs premiers jours de classe sont de plus en plus nombreux.
Le phénomène « mini-baby-boom » que se plaît à nommer les médias fait référence à la hausse des naissances que connaît le Québec depuis 2003. Tout particulièrement, en 2006, on a assisté à une hausse de la natalité de 8 % dans la belle province en accueillant 84 200 nouveaux nés. Cette même année, à Québec, cette augmentation a même atteint 10,1 %.
Notables, mais incomparables avec le baby-boom des années 1950 et 1960, les effets du « mini-baby-boom » se font déjà sentir sur les bancs d'école. Selon les données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, la région de la Chaudière-Appalaches compte, cette année, 3929 enfants d'âge préscolaire, comparativement à 3856 l'an dernier.
L'augmentation des naissances notée au cours des dernières années résulterait de la conjoncture de plusieurs facteurs. Il convient néanmoins de remarquer qu'elle coïncide avec un marché de l'emploi favorable affichant un taux de chômage des plus bas et avec l'entrée en vigueur de congés parentaux plus généreux.
Une solution aux problèmes de main-d'oeuvre ?
Si la tendance se maintient, est-ce que la croissance actuelle du nombre de naissances permettra au marché du travail de faire face au vieillissement de la main-d'oeuvre ? Il ne faudrait pas se réjouir trop vite. Les constats d'une analyse, rendue publique le mois dernier par le département d'études économiques du Mouvement Desjardins, sont claires : ni la hausse de la fécondité, ni même l’immigration, ne règleront les problèmes de main-d’œuvre attribuables au vieillissement de la population du Québec.
L'analyse avance que « malgré une remontée du nombre de naissances au Québec, le nombre d’enfants par femme n’a que légèrement augmenté depuis 2005, passant de 1,5 à 1,7 en 2007. » Il savoir que le taux de fécondité nécessaire qui permet le remplacement des générations est de 2,1 enfants par femme. Nous sommes donc encore loin du compte !
De plus, l'onde de choc démographique qui touche le marché de l'emploi est imminente. « Or, même si ce seuil était atteint, plusieurs années (voire une vingtaine d'années) devraient s'écouler avant d'avoir un impact sur le bassin de la main-d'oeuvre de 15 à 64 ans, signale l'économiste Hélène Bégin dans le rapport de l'analyse. D’après les projections de Statistique Canada, la population âgée de 15 à 64 ans amorcera une baisse dès 2013... Il y a donc urgence d’exploiter d’autres avenues. »
Pour connaître plus en détails - graphiques à l'appui ! - les différents points mis en lumière par le département d'études économiques du Mouvement Desjardins, nous vous invitons à consulter le document « Économie du Québec : les effets pervers du choc démographique sont à nos portes » sur le site www.desjardins.com. Bonne lecture !
Le phénomène « mini-baby-boom » que se plaît à nommer les médias fait référence à la hausse des naissances que connaît le Québec depuis 2003. Tout particulièrement, en 2006, on a assisté à une hausse de la natalité de 8 % dans la belle province en accueillant 84 200 nouveaux nés. Cette même année, à Québec, cette augmentation a même atteint 10,1 %.
Notables, mais incomparables avec le baby-boom des années 1950 et 1960, les effets du « mini-baby-boom » se font déjà sentir sur les bancs d'école. Selon les données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, la région de la Chaudière-Appalaches compte, cette année, 3929 enfants d'âge préscolaire, comparativement à 3856 l'an dernier.
L'augmentation des naissances notée au cours des dernières années résulterait de la conjoncture de plusieurs facteurs. Il convient néanmoins de remarquer qu'elle coïncide avec un marché de l'emploi favorable affichant un taux de chômage des plus bas et avec l'entrée en vigueur de congés parentaux plus généreux.
Une solution aux problèmes de main-d'oeuvre ?
Si la tendance se maintient, est-ce que la croissance actuelle du nombre de naissances permettra au marché du travail de faire face au vieillissement de la main-d'oeuvre ? Il ne faudrait pas se réjouir trop vite. Les constats d'une analyse, rendue publique le mois dernier par le département d'études économiques du Mouvement Desjardins, sont claires : ni la hausse de la fécondité, ni même l’immigration, ne règleront les problèmes de main-d’œuvre attribuables au vieillissement de la population du Québec.
L'analyse avance que « malgré une remontée du nombre de naissances au Québec, le nombre d’enfants par femme n’a que légèrement augmenté depuis 2005, passant de 1,5 à 1,7 en 2007. » Il savoir que le taux de fécondité nécessaire qui permet le remplacement des générations est de 2,1 enfants par femme. Nous sommes donc encore loin du compte !
De plus, l'onde de choc démographique qui touche le marché de l'emploi est imminente. « Or, même si ce seuil était atteint, plusieurs années (voire une vingtaine d'années) devraient s'écouler avant d'avoir un impact sur le bassin de la main-d'oeuvre de 15 à 64 ans, signale l'économiste Hélène Bégin dans le rapport de l'analyse. D’après les projections de Statistique Canada, la population âgée de 15 à 64 ans amorcera une baisse dès 2013... Il y a donc urgence d’exploiter d’autres avenues. »
Pour connaître plus en détails - graphiques à l'appui ! - les différents points mis en lumière par le département d'études économiques du Mouvement Desjardins, nous vous invitons à consulter le document « Économie du Québec : les effets pervers du choc démographique sont à nos portes » sur le site www.desjardins.com. Bonne lecture !
Libellés :
Démographie,
Marché du travail,
Natalité
mercredi 9 juillet 2008
Bientôt le quart des Québécois en vacances !
Le dur labeur sera bientôt récompensé ! Pour plusieurs travailleurs québécois, le 20 juillet prochain annonce le début de leurs deux plus belles semaines de la période estivale; celles des vacances de la construction.
Saviez-vous qu’il n’en a pas toujours été ainsi ? Même que la notion de congé rémunéré est assez récente dans le paysage québécois. Les premières dispositions législatives prévoyant le droit à un congé annuel payé remontent à 1946 dans notre belle province. Quant aux fameuses vacances de la construction, elles existent depuis l’été 1971.
« Ainsi, avant 1971, chaque région avait son système (de vacances) particulier… C’est dans l’optique d’uniformiser le système de congés payés que les négociations, faisant suite à l’adoption la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction (1968), ont abouti à l’établissement des congés obligatoires pendant les deux dernières semaines complètes de juillet à la grandeur du territoire québécois », est-il inscrit sur le site de la FTQ-Construction.
Notez que cette année fait exception à la règle. Les vacances de la construction, qui se tiendront du 20 juillet au 2 août, sont décalées d’une semaine si l’on s’en tient à la tradition. L'Association de la construction du Québec (ACQ) explique cette décision en raison de la canicule qui sévit depuis quelques années au mois d'août.
Alors, quelque 125 000 ouvriers du secteur de la construction feront donc bientôt relâche. Plus encore, puisqu’au fil des années nombreux secteurs d’activités ont choisi de se mettre au diapason de l’industrie de la construction, ce sont près de 200 000 québécois qui seront en congé durant cette même période, ce qui représente environ le quart des Québécois actifs sur le marché du travail !
Ainsi, se termine cette petite leçon d’histoire… Je profite de l’occasion pour lancer mes souhaits à tous ceux et celles qui prendront bientôt la route des vacances !
Saviez-vous qu’il n’en a pas toujours été ainsi ? Même que la notion de congé rémunéré est assez récente dans le paysage québécois. Les premières dispositions législatives prévoyant le droit à un congé annuel payé remontent à 1946 dans notre belle province. Quant aux fameuses vacances de la construction, elles existent depuis l’été 1971.
« Ainsi, avant 1971, chaque région avait son système (de vacances) particulier… C’est dans l’optique d’uniformiser le système de congés payés que les négociations, faisant suite à l’adoption la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction (1968), ont abouti à l’établissement des congés obligatoires pendant les deux dernières semaines complètes de juillet à la grandeur du territoire québécois », est-il inscrit sur le site de la FTQ-Construction.
Notez que cette année fait exception à la règle. Les vacances de la construction, qui se tiendront du 20 juillet au 2 août, sont décalées d’une semaine si l’on s’en tient à la tradition. L'Association de la construction du Québec (ACQ) explique cette décision en raison de la canicule qui sévit depuis quelques années au mois d'août.
Alors, quelque 125 000 ouvriers du secteur de la construction feront donc bientôt relâche. Plus encore, puisqu’au fil des années nombreux secteurs d’activités ont choisi de se mettre au diapason de l’industrie de la construction, ce sont près de 200 000 québécois qui seront en congé durant cette même période, ce qui représente environ le quart des Québécois actifs sur le marché du travail !
Ainsi, se termine cette petite leçon d’histoire… Je profite de l’occasion pour lancer mes souhaits à tous ceux et celles qui prendront bientôt la route des vacances !
jeudi 19 juin 2008
Le décrochage scolaire : les entreprises ont-elles un rôle à jouer ? (Deuxième partie)
Dans un contexte où le renouvellement de la main-d’œuvre est de plus en plus ardu, certaines entreprises embauchent mais n’exigent aucune qualification particulièrement. Cette situation peut-elle amener des jeunes à mettre de côté leurs études? La question mérite d’être soulevée.
Travailler et étudier : mauvaise combinaison?
« Ipod, Internet, cellulaire… Les besoins de consommation sont nombreux de nos jours. Le désir de travailler se fait sentir chez un nombre plus grand et de plus en plus jeunes d’étudiants », affirme Mme Magalie Deschênes, conseillère en développement et en communication chez Option-travail /CJE Sainte-Foy.
Travailler et étudier peut malgré tout être enrichissant pour un étudiant. En plus de constituer une source de revenus, un emploi à temps partiel est une occasion d’explorer le marché du travail et d’élargir son réseau de contacts. Mme Deschênes fait mention d’une étude réalisée par M. Jacques Roy, professeur au Cégep Sainte-Foy, qui révèle, entre autres, que l’expérience de travail peut aider un jeune à avoir une saine gestion de son temps. En fait, le problème survient lorsque les heures consacrées au travail dépassent celles appliquées aux études.
« On voit également des entreprises annoncer qu’elles forment elles-mêmes leurs employés. C’est bien, mais il y a un danger si le jeune ne possède pas de diplôme, poursuit-elle. Un jour, s’il se retrouve sans emploi ou, tout simplement, s’il veut travailler ailleurs, ce sera plus difficile pour lui de faire valoir sa candidature aux yeux des autres employeurs. C’est pourquoi nous croyons qu’il est important de favoriser leur persévérance scolaire. »
Quelle est la part de responsabilité des employeurs? Flexibilité et ouverture quant à la gestion des horaires des jeunes employés demeurent, somme toute, un pas dans la bonne direction, soutient Mme Deschênes.
Encourager la poursuite des études
Certaines initiatives développées par des organismes ou des entreprises ont pour but d’encourager la poursuite des études. Pour sa part, Desjardins a choisi d’apporter un soutien financier aux personnes qui présentent un parcours exemplaire et qui s’engagent dans la collectivité. L’année dernière, 350 bourses et prix ont été remis. C’est également ce que font des chaînes de commerces comme Couche-Tard, dont les jeunes employés peuvent bénéficier d’un programme d’aide financière aux études secondaires, collégiales ou universitaires.
D’autres initiatives intéressantes amènent la relève à sonder les différentes voies professionnelles que propose leur secteur d’activité. Le projet « Portes ouvertes des manufacturiers » connaît, depuis 2004, un franc succès à la grandeur de la province. Les entreprises manufacturières qui y participent font découvrir à plusieurs jeunes leurs installations ainsi que les différents métiers spécialisés qu’on y pratique. Ce projet vise à diminuer les préjugés face à ces métiers et à favoriser la lutte au décrochage scolaire en montrant aux jeunes des opportunités de carrière relevant de la formation professionnelle et technique.
« Les entreprises de Chaudières-Appalaches sont celles qui participent en plus grand nombre, informe Mme Chantal Audet de l’Association des manufacturiers et exportateurs du Québec. L’année dernière, 22 visites dans 11 entreprises différentes ont été organisées dans cette région. » Teknion Roy et Breton, Les Industries de la Rive Sud et Prévost Car ont été de ces entreprises qui ont ouvert leurs portes à la relève.
Pour avoir elle-même pris part à plusieurs de ces visites, Mme Audet ajoute : « Je constate que cette activité est bénéfique pour les jeunes. Plusieurs d’entre eux ont réalisé qu’il était nécessaire de poursuivre leurs études afin d’aller chercher un diplôme pour décrocher, un jour, un poste dans un secteur d’activité qui les intéresse. »
Vous êtes un employeur et vous avez mis en place un projet ou une activité visant à contrer le décrochage? Vous êtes une personne qui avez bénéficié du coup de pouce d’un employeur pour mener vos études à terme? On veut vous entendre!
Travailler et étudier : mauvaise combinaison?
« Ipod, Internet, cellulaire… Les besoins de consommation sont nombreux de nos jours. Le désir de travailler se fait sentir chez un nombre plus grand et de plus en plus jeunes d’étudiants », affirme Mme Magalie Deschênes, conseillère en développement et en communication chez Option-travail /CJE Sainte-Foy.
Travailler et étudier peut malgré tout être enrichissant pour un étudiant. En plus de constituer une source de revenus, un emploi à temps partiel est une occasion d’explorer le marché du travail et d’élargir son réseau de contacts. Mme Deschênes fait mention d’une étude réalisée par M. Jacques Roy, professeur au Cégep Sainte-Foy, qui révèle, entre autres, que l’expérience de travail peut aider un jeune à avoir une saine gestion de son temps. En fait, le problème survient lorsque les heures consacrées au travail dépassent celles appliquées aux études.
« On voit également des entreprises annoncer qu’elles forment elles-mêmes leurs employés. C’est bien, mais il y a un danger si le jeune ne possède pas de diplôme, poursuit-elle. Un jour, s’il se retrouve sans emploi ou, tout simplement, s’il veut travailler ailleurs, ce sera plus difficile pour lui de faire valoir sa candidature aux yeux des autres employeurs. C’est pourquoi nous croyons qu’il est important de favoriser leur persévérance scolaire. »
Quelle est la part de responsabilité des employeurs? Flexibilité et ouverture quant à la gestion des horaires des jeunes employés demeurent, somme toute, un pas dans la bonne direction, soutient Mme Deschênes.
Encourager la poursuite des études
Certaines initiatives développées par des organismes ou des entreprises ont pour but d’encourager la poursuite des études. Pour sa part, Desjardins a choisi d’apporter un soutien financier aux personnes qui présentent un parcours exemplaire et qui s’engagent dans la collectivité. L’année dernière, 350 bourses et prix ont été remis. C’est également ce que font des chaînes de commerces comme Couche-Tard, dont les jeunes employés peuvent bénéficier d’un programme d’aide financière aux études secondaires, collégiales ou universitaires.
D’autres initiatives intéressantes amènent la relève à sonder les différentes voies professionnelles que propose leur secteur d’activité. Le projet « Portes ouvertes des manufacturiers » connaît, depuis 2004, un franc succès à la grandeur de la province. Les entreprises manufacturières qui y participent font découvrir à plusieurs jeunes leurs installations ainsi que les différents métiers spécialisés qu’on y pratique. Ce projet vise à diminuer les préjugés face à ces métiers et à favoriser la lutte au décrochage scolaire en montrant aux jeunes des opportunités de carrière relevant de la formation professionnelle et technique.
« Les entreprises de Chaudières-Appalaches sont celles qui participent en plus grand nombre, informe Mme Chantal Audet de l’Association des manufacturiers et exportateurs du Québec. L’année dernière, 22 visites dans 11 entreprises différentes ont été organisées dans cette région. » Teknion Roy et Breton, Les Industries de la Rive Sud et Prévost Car ont été de ces entreprises qui ont ouvert leurs portes à la relève.
Pour avoir elle-même pris part à plusieurs de ces visites, Mme Audet ajoute : « Je constate que cette activité est bénéfique pour les jeunes. Plusieurs d’entre eux ont réalisé qu’il était nécessaire de poursuivre leurs études afin d’aller chercher un diplôme pour décrocher, un jour, un poste dans un secteur d’activité qui les intéresse. »
Vous êtes un employeur et vous avez mis en place un projet ou une activité visant à contrer le décrochage? Vous êtes une personne qui avez bénéficié du coup de pouce d’un employeur pour mener vos études à terme? On veut vous entendre!
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